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Guide patient – Prothèse de hanche

Guide patient — Prothèse de hanche

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Madame, Monsieur,

Vous allez être hospitalisé pour la pose d’une prothèse de hanche, de genou,
ou pour une intervention chirurgicale de l’épaule. Vous trouverez dans ce
guide les informations qui vous aideront à mieux comprendre votre
opération, ainsi que le programme de récupération et de rééducation que
vous devrez suivre.

Il s’agit de la septième édition, qui regroupe désormais les chapitres
consacrés à la hanche, au genou et à l’épaule, et couvre ainsi la quasi-totalité
des interventions que je pratique régulièrement. La présentation a été
simplifiée afin que vous ne lisiez que les informations qui vous concernent.
Cette édition de 2026 intègre en supplément un renforcement des exercices
d’auto-rééducation du genou et de l’épaule.

L’objectif de ce guide est de vous accompagner pas à pas avant et après votre
intervention, afin que votre récupération se déroule dans les meilleures
conditions.

Ces informations ne se substituent pas aux entretiens que vous aurez avec
moi, avec le médecin anesthésiste et avec toute l’équipe soignante, mais elles
pourront vous aider lors de votre séjour et de votre convalescence.

Conservez ce livret durant toute votre convalescence

Ce livret répond à la quasi-totalité des questions que vous pourrez vous
poser. Ces informations sont d’ordre général, et l’intervention dont vous
allez bénéficier peut nécessiter des recommandations plus adaptées à votre
cas personnel. N’hésitez pas à m’en parler lors de notre deuxième
rendez-vous préopératoire.

À lire et à comprendre avant l’opération, et à conserver à portée de
main durant les trois mois post-opératoires

Je vous souhaite bonne lecture,

Dr Jean-Louis MALLET

Bouger sans douleur

Vous allez récupérer plus vite que vous ne l’imaginez

Ce que vous croyez peut encore évoluer

On vous a souvent expliqué qu’une chirurgie articulaire impose
une longue hospitalisation, un retour tardif à l’autonomie et un
passage presque systématique en centre de rééducation.

Ces idées sont profondément ancrées dans l’imaginaire collectif
et paraissent donc évidentes. Pourtant, la réalité actuelle de la
chirurgie moderne est bien différente.

Les progrès des techniques chirurgicales, de l’anesthésie et de
l’organisation des soins permettent aujourd’hui une récupération
beaucoup plus rapide qu’auparavant.

Ce que vous allez découvrir dans ce guide risque donc de vous
surprendre — et surtout de vous rassurer :

vous pouvez récupérer beaucoup plus vite que ce que vous
avez toujours cru possible.

Ce que l’on pensait hier

Pendant de nombreuses années, les patients étaient convaincus — et les
soignants également — que :

  • rester plusieurs jours à l’hôpital après une opération était

    indispensable;

  • rentrer chez soi en vivant seul dès le lendemain était impossible;
  • la rééducation en centre ou chez un kinésithérapeute était
    incontournable;
  • la fatigue et la douleur duraient nécessairement plusieurs semaines.

Ces idées n’étaient ni absurdes ni malveillantes. Elles correspondaient
simplement à l’état des connaissances et des pratiques d’hier.

Ce que nous faisons aujourd’hui

Grâce à l’évolution des techniques chirurgicales, des implants, de
l’anesthésie et de l’organisation des soins, la récupération après chirurgie
articulaire est aujourd’hui beaucoup plus rapide.

Dans la grande majorité des cas :

  • vous marchez le jour même de l’intervention;
  • vous retrouvez une autonomie importante dès le lendemain;
  • vous pouvez regagner votre domicile rapidement, même si vous vivez

    seul.

C’est précisément ce que vous allez découvrir dans les pages qui
suivent.

Chiffres clés de notre pratique

  • environ 200 prothèses de hanche et de genou réalisées
    chaque année;
  • plus de 2000 patients opérés selon un protocole de
    récupération rapide depuis 2010;
  • une nuit d’hospitalisation dans la grande majorité des cas
    depuis 2016;
  • un taux de réhospitalisation secondaire très faible dans cette
    organisation optimisée.

Ces résultats constituent le socle de confiance sur lequel repose le
protocole que je vous propose.

Voici comment tout a commencé. . .

Dès mon installation à l’ancienne Clinique du Parc d’Orange en 2010, j’ai
souhaité proposer à mes patients un niveau d’exigence comparable à celui
des grands centres de référence.

Pour cela, je ne me suis pas limité aux pratiques françaises. Je me suis
intéressé aux protocoles internationaux les plus avancés dans le domaine de

la récupération rapide après chirurgie.

À cette époque, la clinique a été rachetée par un groupe suédois (CAPIO), ce
qui m’a permis de découvrir les protocoles utilisés en Scandinavie,
particulièrement en avance dans ce domaine.

Ces approches étaient regroupées sous les appellations Fast Track
Surgery
1 et
RRAC2 .

Le concept de RRAC / Fast Track

L’idée centrale du RRAC

Les concepts de RRAC et de Fast Track décrivent une même
philosophie :

organiser l’ensemble du parcours de soins avant, pendant et
après l’intervention afin de :

  • optimiser les techniques chirurgicales;
  • réduire la durée d’hospitalisation;
  • améliorer le confort du patient;
  • et contrôler la douleur de manière efficace.

Aujourd’hui, la grande majorité de mes patients opérés de la hanche, du
genou ou de l’épaule regagnent leur domicile dès le lendemain de
l’intervention, en étant capables de se déplacer seuls, y compris dans les
escaliers.

Trop beau pour être vrai? C’est précisément ce que ce livre va vous montrer,
étape par étape.

Pourquoi l’auto-rééducation?

L’auto-rééducation représente pour moi l’étape logique de cette évolution
vers une récupération rapide.

Cette approche s’inspire en partie des principes de l’entraînement sportif.
Dans une certaine mesure, je considère mes patients opérés comme des

athlètes en phase de reconstruction, qui participent activement à leur
récupération.

Trois principes guident cette démarche :

Fréquence :

réaliser les exercices plusieurs fois par jour.

Intensité :

accepter une zone d’inconfort modéré et contrôlé.

Volume :

répéter les exercices quotidiennement afin d’accumuler un volume de
travail suffisant.

L’idée forte

Durant le premier mois après l’intervention, l’essentiel de la
récupération repose sur votre travail personnel quotidien.

L’objectif n’est donc pas de multiplier les séances de
kinésithérapie, mais de vous permettre de réaliser vous-même,
plusieurs fois par jour, les exercices qui vont progressivement
restaurer votre mobilité et votre force musculaire.

Une auto-rééducation bien guidée permet en effet un travail plus
fréquent et plus régulier que des séances espacées.

Au-delà de cette première phase, des séances de kinésithérapie peuvent bien
sûr être proposées si nécessaire, en fonction de votre évolution et de votre
situation personnelle.

Préparer votre intervention

Les préparatifs

Toutes les explications suivantes sont valables pour la hanche et le
genou.

Consultations chirurgicales

Votre intervention sera réalisée au cours d’une courte hospitalisation d’une
nuit ou dans le cadre d’une chirurgie ambulatoire (admission à la clinique le
matin de l’intervention et sortie le soir même); quel que soit le mode
d’hospitalisation, vous bénéficierez de la même technicité chirurgicale et des
mêmes précautions péri-opératoires, afin de vous permettre de récupérer au
plus vite.

Après le séjour en clinique, vous retournerez très rapidement à votre
domicile et vous ferez vous-même votre auto-rééducation.

Vous me rencontrerez au moins deux fois avant l’intervention.

La première fois correspond au jour où je vous ai remis ce livre, ainsi que
tous les documents à fournir pour le deuxième rendez-vous.

Lors du deuxième rendez-vous, je répondrai à vos questions, éclaircirai les
points de ce livret que vous n’auriez pas compris et vérifierai tous vos
examens complémentaires.

Dans tous les cas, je vous remettrai à l’avance toutes vos ordonnances de
sortie afin de ne pas avoir à passer à la pharmacie en sortie d’hospitalisation
et que tout soit prêt chez vous pour votre retour.

Consultation anesthésiste

Durant le mois qui précède l’intervention, vous rencontrerez également le
médecin anesthésiste, qui vous expliquera les différentes anesthésies
en vous conseillant la plus recommandée pour vous : n’ayez pas
de crainte vis-à-vis d’une technique (anesthésie générale ou «
péridurale1
») plutôt que d’une autre et préférez suivre leurs conseils; de même, si le
jour de l’intervention c’est un autre médecin anesthésiste qui vous
prend en charge que celui ou celle que vous aurez vu en consultation,
l’indication peut changer : n’y portez aucune attention, peu importe en
réalité; aucun type d’anesthésie n’a fait la preuve de sa supériorité en
termes de confort du patient, d’efficacité ou de risque, et toutes sont
valables.

La Check-list préopératoire

La liste des choses à faire avant l’opération est regroupée dans un tableau,
Figure 1.1.

Si besoin, prendre le rendez-vous cardiologue
Prendre le rendez-vous anesthésiste
Apporter votre traitement personnel
Faire la pré-admission à l’accueil
Si besoin, radiographies complémentaires
Prévenir l’infirmière à domicile
Lecture des documents remis
Rapporter le consentement éclairé signé
Rapporter le devis d’honoraires signé
Rapporter toutes vos radios
Figure 1.1 – Check-list avant l’opération

Le bilan préopératoire

Le bilan classique préopératoire comportera :

  • si nécessaire, suivant votre âge et vos antécédents médicaux, une
    consultation cardiologique;
  • une prise de sang;
  • pour la hanche : une radiographie numérique, afin de planifier

    l’implantation de la prothèse (voir chapitre 5.3);

  • une consultation pré-anesthésique, qui a lieu le plus souvent à la suite
    de notre deuxième rendez-vous.

Hygiène préopératoire

La lutte contre les infections post-opératoires (expliquées au chapitre 11) est ma priorité absolue. Votre coopération est indispensable.

Arrêt total du tabac

L’intoxication tabagique chronique augmente
considérablement le risque de développement
d’une infection. Vous devez arrêter la cigarette
six semaines avant l’opération. Faites-vous
aider par tous les moyens possibles. La pose de
votre prothèse peut être l’opportunité d’arrêter
définitivement.

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TABAC INFO SERVICE

www.tabac-info-service.fr

téléphone : 39 89

Le recours à la cigarette électronique est une option autorisée et
efficace.

Hygiène corporelle : le staphylocoque est sur VOTRE peau!

Les douches antiseptiques sont expliquées au chapitre 2.1.2. Il est
désormais clairement établi que l’importance de ces douches préopératoires
est de premier ordre pour limiter le risque d’infection nosocomiale, et que la
dernière douche doit être prise moins de trois heures avant l’opération
chirurgicale.

Pour votre opération, coupez vos ongles des pieds et des mains au plus court;
déposez les vernis, faux ongles et french manucure.

Vêtements adaptés

Pour votre convalescence, prévoyez des vêtements confortables, de grande
taille pour contenir le pansement de votre hanche ou de votre genou. Prenez
des chaussures plates, confortables et fermées, le chaussage idéal étant les
sabots en caoutchouc de type « CROCS », qui s’enfilent comme des
chaussons sans avoir à se pencher en avant.

Pour les hommes : achetez un pantalon confortable pour votre hospitalisation
et votre convalescence; je vous recommande un pantalon de sport, plutôt
trop grand d’une taille car le pansement du genou prendra du volume
(certains se dégrafent sur tout le côté, c’est très pratique pour les
pansements).

Pour les femmes : la jupe est idéale.

Bas à varices : pour la hanche ou le genou

Prenez des bas à varices (surtout pas de chaussettes), de préférence de

couleur noire, ils sont moins salissants; le modèle à pied ouvert est
plus confortable car il n’écrase pas le bout des orteils. Si vous avez
déjà des bas, achetez-en des neufs pour l’opération. Si vous hésitez
entre deux tailles, prenez la plus grande. Vous devrez les ramener à la
clinique pour votre opération, et je vous les mettrai moi-même après
l’opération.

Le meilleur chaussage

Pour le chaussage des opérés de
la hanche ou du genou, je vous
demande d’acheter une paire de
sabots en caoutchouc de type
« CROCS » : ils sont hygiéniques
(lavables
en machine), confortables, mais
surtout très pratiques à enfiler
sans avoir à vous pencher en
avant : ce petit détail fera toute
la différence, suivez mon conseil,
on en trouve à moins de dix
euros dans n’importe quel bazar
ou magasin de chaussures.

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Cryothérapie

La cryothérapie, c’est la maîtrise des douleurs et de l’inflammation
post-opératoires par le froid; il existe des appareils complexes et
coûteux, utilisés dans les cliniques, centres de rééducation ou cabinets de
kinésithérapie; cependant, ceux-ci sont inaccessibles à votre domicile.

Les poches de froid à placer dans le congélateur sont insuffisantes car elles
possèdent une inertie thermique de courte durée; la meilleure option
consiste donc à acheter une vessie de glace en pharmacie, en insistant
pour que le bouchon soit vissable et qu’elle soit renforcée de tissu,
comme sur la Figure 1.2, et de la remplir aux 3/4 de liquide
de refroidissement pour voiture, ou d’alcool ménager : elle restera
liquide même à -18°C (congélateur) et durera plus longtemps que
n’importe quel produit du commerce. Elle sera votre atout pour l’antalgie
post-opératoire.

Figure 1.2 – Achetez une vessie de qualité : bouchon vissable et renforcée de tissu

OUI : solide, tiendra le coup pour
toute votre convalescence

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NON : risque de se déchirer et de
fuir dans votre congélateur!

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Un exemple de glaçage du genou,
patient à son domicile dès le soir
même de son intervention

Figure 1.2 – Achetez une vessie de qualité : bouchon vissable et renforcée de tissu

La veille de l’opération

Ci-dessus : toute l’équipe chirurgicale se prépare pour la pose d’une prothèse
totale du genou.

Dépilation

Dépilez-vous la veille de l’intervention, pas le jour même. Il n’y a qu’un seul
et unique moyen de dépiler la zone opérée :

utilisez EXCLUSIVEMENT un rasoir électrique.
JAMAIS de rasoir à lame
JAMAIS de crème dépilatoire :

ceux-ci risquent de provoquer des coupures ou brûlures qui favoriseront le
développement du staphylocoque doré
.

Si vous n’avez pas de rasoir électrique, raccourcissez vos poils avec des
ciseaux, ce n’est pas grave s’il persiste quelques millimètres : le but n’est pas
de les faire disparaître complètement mais de les raccourcir au maximum
pour ne pas qu’ils collent dans le pansement. La présence de poils
n’augmente absolument pas le risque infectieux. Seule la présence de plaies
augmente ce risque.

Pour le genou, dépilez du milieu de la cuisse jusqu’au milieu de la
jambe;

Pour la hanche, dépilez du nombril à mi-cuisse, en incluant le pubis;

Pour l’épaule, dépilez le quart d’épaule et le creux axillaire.

Figure 2.1 – Zones à dépiler EXCLUSIVEMENT à la tondeuse électrique avant l’opération

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Figure 2.1 – Zones à dépiler EXCLUSIVEMENT à la tondeuse électrique avant l’opération

Hygiène bucco-dentaire

Brossez-vous les dents la veille et le jour de votre intervention. Si vous
portez un appareil dentaire, laissez-le dans votre chambre, ne l’emmenez pas
au bloc opératoire.

La douche désinfectante : le staphylocoque est sur VOTRE peau!

Les douches désinfectantes préopératoires ne sont pas une option à prendre à
la légère : elles contribuent à l’élimination massive des germes présents
naturellement sur votre peau, dont le staphylocoque doré qui, contrairement
aux croyances populaires, n’est pas « dans la clinique » mais bien sur votre
peau!

La douche préopératoire est donc indispensable; elle doit être réalisée la
veille et le jour de l’intervention avec un savon antiseptique (Bétadine® ou
Hibiscrub®) :

  • si vous êtes hospitalisé la veille : elles seront faites à la clinique;
  • si vous êtes hospitalisé le jour même : la préparation est à faire chez
    vous, au plus près de votre admission.

La procédure à suivre scrupuleusement est indiquée. Après la
douche, le jour de votre entrée en clinique, portez des habits propres

récemment lavés, n’ayant pas été portés la veille. S’il se passe plus de trois
heures entre votre dernière douche et le passage au bloc, insistez
auprès du personnel de la clinique pour prendre encore une douche à la
clinique.

Préparez votre valise

Préparez dès la veille votre valise avec vos effets personnels, mais surtout les
documents et accessoires à apporter pour votre intervention :

  • toutes vos radiographies, IRM, scanner, compte rendu de cardiologie;
  • prises de sang, l’ordonnance de votre traitement personnel;
  • béquilles, bas à varices, bandes compressives (pour le genou
    uniquement), écharpe d’épaule si elle a été prescrite;
  • sabots en caoutchouc type « CROCS » propres et lavés.

Ne rapportez pas la vessie de glace à la clinique, mais laissez-la au
congélateur pour votre retour. Ne rapportez pas les traitements antalgiques
que je vous ai prescrits à l’avance. Laissez tous vos bijoux, montres et objets
de valeur à votre domicile : les chambres des cliniques et hôpitaux ne sont
pas gardiennées.

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enlever le vernis, couper au plus court les ongles des pieds et des mains

enlever le vernis, couper au plus court les ongles des pieds et des mains
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se mouiller le corps et les
cheveux


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appliquer le savon en
commençant par les cheveux

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faire mousser jusqu’à blanchir
la mousse
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laver le visage, le cou, derrière
les oreilles

insister sur les aisselles, le nombril, le pubis, les plis de l’aine, les mains, les pieds

insister sur les aisselles, le nombril, le pubis, les plis de l’aine, les mains, les pieds
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savonner en dernier la région
génitale, puis la région anale


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rincer abondamment toujours
de haut en bas
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se sécher avec une serviette
propre, mettre des habits
propres

La procédure est à faire au moins deux fois de suite durant la
même douche, à la Bétadine® ou Hibiscrub®. Il faut prendre
cette douche désinfectante la veille au soir et le matin de
l’intervention; puis porter uniquement des habits propres qui
viennent d’être lavés. La dernière douche doit être prise
moins de trois heures avant l’intervention.

Le matin de votre intervention

La Nouvelle Clinique d’Orange. Le bloc opératoire est situé derrière la
façade orange de l’extension créée en 2015.

Ne surtout pas oublier d’apporter

  • toutes vos radiographies, IRM, scanner;
  • le compte rendu de cardiologie;
  • les résultats des prises de sang, l’ordonnance de votre traitement
    personnel;
  • les béquilles, bas à varices, bandes compressives (pour le genou
    uniquement), l’écharpe si elle a été prescrite pour les opérés de
    l’épaule;
  • les sabots en caoutchouc type « CROCS » propres et lavés pour les
    opérés de la hanche et du genou.

Douche préopératoire

Prenez à nouveau une douche désinfectante suivant le protocole décrit, y compris les cheveux. Portez des habits propres venant d’être
lavés.

Brossez-vous les dents.

Collation préopératoire

Il ne faut plus manger d’aliments solides
six heures avant l’heure de convocation.
Vous pouvez boire jusqu’à deux heures
avant votre convocation. Afin de vous
permettre de récupérer au plus vite de
votre opération, vous pouvez boire un
jus de pomme sucré (et strictement rien
d’autre), d’un volume d’une cannette de
33 cl maximum, deux heures avant votre
convocation. Pas de bulles, pas d’alcool,
pas d’aliments, pas de jus d’agrume. Jus
de pomme exclusivement. Pas plus d’une
canette.

PIC

Admission

Vous serez hospitalisé, soit :

  • au service ambulatoire (pour certains opérés de l’épaule) :
    hospitalisation sur la journée; vous serez contacté par téléphone la
    veille de l’intervention pour vous préciser l’heure de convocation (à

    partir de 07h00);

  • au service d’hospitalisation avec une nuitée suivant l’opération, plus
    si vous le demandez.

À votre arrivée dans le service, le personnel infirmier vous redonnera toutes
les informations relatives à votre opération et à sa préparation.

Le jour de votre intervention :

  • vérification de votre hygiène corporelle par le personnel infirmier;
  • si nécessaire, douche désinfectante complémentaire;
  • des vérifications supplémentaires seront faites par l’équipe soignante
    avant votre départ pour le bloc opératoire : votre identité, votre
    intervention et le côté opéré, que vous marquerez vous-même par une
    croix dessinée sur votre hanche, votre genou ou votre épaule;
  • puis attendez tranquillement dans votre lit qu’on vienne vous chercher
    pour vous amener au bloc opératoire.

Départ pour le bloc

Environ 30 à 45 minutes avant le début de votre intervention, le brancardier
viendra vous chercher en chambre pour vous conduire au bloc opératoire :
emportez avec vous les radios, bas à varices et bandes compressives (pour le

genou).

Accueil au bloc opératoire

À l’arrivée au bloc opératoire, l’équipe médico-chirurgicale se présentera à
vous et contrôlera à nouveau votre identité, votre opération (type et côté à
opérer) et d’éventuelles allergies. Une perfusion sera mise en place au
bras.

Le médecin anesthésiste et son équipe vous prendront alors en charge pour
réaliser l’anesthésie qui vous a été proposée lors de la consultation
pré-anesthésique. Il arrive régulièrement que le type d’anesthésie
diffère de celui qui a été décidé en consultation, car c’est le plus
souvent un anesthésiste différent de celui que vous avez rencontré en
consultation qui aura la charge de votre anesthésie le jour de l’opération :
n’en soyez pas inquiet, ce n’est pas grave, et faites confiance à leur
professionnalisme.

Contrairement aux croyances populaires, aucun type d’anesthésie n’est
« mieux » que l’autre, et que vous ayez une rachi-anesthésie ou une
anesthésie générale, l’indication dépend de votre situation clinique; dans
tous les cas, vous ne ressentirez aucune douleur durant l’opération, et vous
n’entendrez rien!

Les premiers pas

Toute opération chirurgicale est un travail d’équipe, rendu possible grâce au
travail des femmes et des hommes de ménage, des anesthésistes, des
secrétaires médicales, des aides-soignantes, des brancardiers, des infirmières
et des équipes de stérilisation.

Ces conseils sont valables pour les prothèses de hanche et de genou. Ils sont
également décrits dans des vidéos explicatives très claires disponibles sur
mon site internet :

À retenir pour vos premiers pas

  • Vous pouvez poser tout votre poids sur la jambe opérée dès le
    lendemain de l’intervention.
  • Le premier lever doit se faire progressivement.
  • Gardez toujours les pieds écartés pour rester bien stable.
  • Au début, marchez avec de petits pas.
  • Lors de la marche, le talon touche le sol en premier.

Premier lever

Figure 4.1 – Au premier lever, aidez-vous de la jambe valide pour soulever la jambe opérée et tournez sur les fesses pour vous asseoir au bord du lit

Figure 4.1 – Au premier lever, aidez-vous de la jambe valide pour soulever la jambe opérée et tournez sur les fesses pour vous asseoir au bord du lit

Que vous ayez eu une prothèse de hanche ou de genou, vous pouvez marcher
avec un appui total dès le lendemain de l’intervention, c’est-à-dire en posant
complètement votre pied par terre et en prenant appui dessus.

Le premier lever doit toutefois se faire progressivement, en respectant les
étapes suivantes :

  • L’opération, l’anesthésie et les antalgiques peuvent provoquer un petit
    malaise lors du premier lever. Asseyez-vous d’abord au bord du lit,
    jambes pendantes;
  • Pendant environ une minute, faites quelques petits battements avec les
    pieds afin de relancer la circulation et d’éviter une baisse de tension;
  • Si la tête ne tourne pas, levez-vous en vous aidant de vos béquilles et
    de vos bras pour pousser sur le lit;
  • Une fois debout, ne marchez pas immédiatement : restez environ 30
    secondes sur vos deux jambes afin de stabiliser vos appuis;
  • Gardez toujours les pieds écartés de la largeur des épaules pour
    conserver un bon équilibre : ne serrez pas les jambes l’une contre
    l’autre, comme sur la photo 4.2;

    Figure 4.2 – Soyez stable sur vos appuis
    Comme cette dame, soyez stable
    sur vos appuis : tenez fermement
    vos béquilles et marchez avec les
    jambes écartées afin d’augmenter
    votre stabilité et de limiter le
    risque de chute.
    Figure 4.2 – Soyez stable sur vos appuis
  • Avant de démarrer, répartissez progressivement le poids du corps sur les
    deux jambes, y compris du côté opéré;
  • Commencez ensuite à marcher. Au début, faites de petits pas d’environ un
    demi-pied, soit environ 15 cm;
  • Pour changer de direction, ne faites pas de rotation sur la jambe opérée.
    Préférez effectuer une manœuvre de petits piétinements;
  • Lors de vos déplacements, repérez toujours, sur votre trajet, les endroits où
    vous pourrez vous asseoir en cas de malaise.

Dans les escaliers

Astuce pour les escaliers

« Le bon monte au ciel, le mauvais descend en enfer. »

Pour monter les escaliers — attaque jambe non opérée :

  • Une main tient la rampe;
  • L’autre tient la béquille du côté non opéré, qui précède toujours le
    pas;
  • Montez d’abord avec la jambe non opérée, puis la jambe opérée
    rejoint la même marche.

Pour descendre les escaliers — attaque jambe opérée :

  • Une main tient la rampe;
  • L’autre tient la béquille du côté non opéré;
  • Descendez d’abord avec la jambe opérée, puis la jambe non opérée
    rejoint la marche.

Très rapidement, vous serez capable de monter normalement les escaliers,
marche après marche.

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Pour monter, commencez par la
jambe NON opérée. Toujours
en appui sur la rampe et une
béquille.

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Pour descendre, commencez
par la jambe opérée. Toujours
en appui sur la rampe et une
béquille.

Comment marcher correctement

Au bout de quelques jours, vous retrouverez un meilleur équilibre et
suffisamment d’aisance pour marcher correctement.

Il sera alors important de perdre la mauvaise habitude de boiter et de
reprendre progressivement une marche normale.

À chaque pas, gardez à l’esprit que le talon touche le sol en premier. Le
pied se pose ensuite à plat avant de dérouler vers l’avant.

Ce mouvement vous obligera à tendre la jambe et à contracter le quadriceps,
comme indiqué sur la figure 4.3.

Avec cette attention portée à la qualité de la marche, vous retrouverez
progressivement une marche souple, stable et naturelle dans la vie
quotidienne.

Figure 4.3 – À gauche, la marche est correcte : la cuisse est fortement contractée, la jambe est bien tendue et le talon touche le sol en premier; à droite, la marche est mauvaise : la cuisse ne se contracte pas suffisamment, le genou reste

Figure 4.3 – À gauche, la marche est correcte : la cuisse est fortement contractée, la jambe est bien tendue et le talon touche le sol en premier; à droite, la marche est mauvaise : la cuisse ne se contracte pas suffisamment, le genou reste plié et toute la plante du pied touche le sol, ce qui provoque une boiterie.

Monter et descendre de la voiture

Pour monter dans la voiture, approchez-vous au plus près du siège passager,
reculé au maximum.

Tournez-vous complètement pour vous asseoir en laissant les deux jambes à
l’extérieur du véhicule. Puis pivotez sur les fesses en faisant entrer les deux
jambes en même temps dans la voiture. La jambe valide peut aider à soulever
la jambe opérée.

Pour sortir de la voiture, la procédure est l’inverse : pivotez sur les fesses
pour faire sortir les deux jambes en même temps, puis relevez-vous.

Figure 4.4 – Montez et descendez de la voiture en tournant sur les fesses, les deux jambes en même temps

Figure 4.4 – Montez et descendez de la voiture en tournant sur les fesses, les deux jambes en même temps

Prothèse de Hanche

L’arthrose de la hanche

Ci-dessus la photo d’un patient opéré d’une prothèse totale de hanche,
pratiquant assidu de yoga et réalisant une posture étonnante quelques mois
après son opération.

Coxarthrose et PTH 1 : une longue histoire…

La hanche est l’articulation entre le bassin et le fémur. L’arthrose de hanche,
ou coxarthrose, correspond à l’usure de ces surfaces de glissement
cartilagineuses, comme sur la Figure 5.1.

Figure 5.1 – Coxarthrose et PTH Hanche normale

PIC Coxarthrose

PIC PTH

Figure 5.1 – Coxarthrose et PTH

Cette coxarthrose se traduit cliniquement par :

  • Des douleurs de l’aine, irradiant dans la fesse et descendant dans le
    genou le long de la cuisse, parfois même jusqu’aux orteils, souvent
    confondues avec une cruralgie;
  • Une fonte musculaire de la cuisse;
  • Une baisse progressive des amplitudes articulaires (difficulté à faire
    ses lacets, couper ses ongles de pied, etc.), et une limitation des
    activités physiques, sportives, professionnelles ou de loisir.

Pour traiter définitivement cette arthrose, il faut passer le pas et accepter la
pose d’une prothèse totale de hanche. Cette opération existe depuis
1891 (plus de 120 ans. . .) et n’a cessé d’évoluer d’année en année
pour devenir l’une des opérations les plus gratifiantes en chirurgie
orthopédique.

Le principe de l’opération

La pose de votre prothèse de hanche nécessite une cicatrice sur l’arrière de la
fesse, comme sur l’illustration 5.2, dont la longueur dépendra de
votre corpulence : en effet, l’intervention consiste à travailler au fond d’un
puits, et la longueur de la cicatrice dépend de la profondeur de ce
puits, notamment de l’épaisseur de la couche de graisse recouvrant la
fesse. En aucun cas la longueur de la cicatrice ne change les suites
post-opératoires.

Vous devrez respecter quelques consignes de prudence durant les trois mois
qui suivent l’opération afin de limiter au maximum le risque de luxation,
comme indiqué au chapitre 7.

Au-delà de trois mois, il n’y aura plus aucune précaution à prendre : la
hanche sera définitivement cicatrisée et très solide.

Figure 5.2 – Illustration de la cicatrice de l’opération de la hanche

Figure 5.2 – Illustration de la cicatrice de l’opération de la hanche

La planification par ordinateur

La qualité du résultat définitif dépendra de la précision de positionnement de
votre prothèse par rapport à certains repères anatomiques et nécessite de
savoir à l’avance comment se positionnera la prothèse.

La planification classique par calques n’est pas suffisamment précise et
souffre notamment de problèmes d’échelle des radiographies (voir Figure
5.3).

Figure 5.3 – À gauche, la planification par calques « à l’ancienne » : elle est imprécise car les radios ne sont jamais à la même échelle; à droite, la planification numérique corrige les erreurs d’échelle.

Figure 5.3 – À gauche, la planification par calques « à l’ancienne » : elle est imprécise car les radios ne sont jamais à la même échelle; à droite, la planification numérique corrige les erreurs d’échelle.

Vous passerez donc une radiographie numérique avec repère de calibration, que
je récupérerai afin de planifier votre implantation prothétique avec un logiciel de
CAO2 ,
voir Figure 5.3.

Dans la plupart des cas, vous assisterez à cette planification en temps réel à
l’occasion de notre deuxième rendez-vous préopératoire.

J’aurai accès à cette planification depuis l’ordinateur en salle d’opération,
connecté à mon serveur de données.

Voici votre prothèse de hanche

N’importe quelle prothèse du marché peut être implantée par n’importe
quelle voie d’abord, avec plus ou moins de difficulté suivant la forme de la
tige fémorale.

Au regard de mon expérience et après revue des publications internationales
en matière de chirurgie prothétique de la hanche, j’ai choisi le modèle de
prothèse qui apporte la plus grande sécurité en garantissant le plus faible
taux de complication inhérente à l’implant
, donc présentant le moins de
risque de nécessiter une reprise chirurgicale à moyen ou long terme, sans
être influencé par un phénomène de mode ou la pression d’un manufacturier
d’implant :

1.
Cotyle Double Mobilité sans ciment, impacté en force dans le bassin,
revêtu d’une macrostructure en titane poreux recouvert d’hydroxyapatite3 ;
2.
Couple de friction métal/polyéthylène UHMWPE4
enrichi en vitamine E5 ,
totalement incassable6
et à l’usure insignifiante;

3.

Une tige fémorale très solide, en titane monobloc (garantie de
solidité par rapport aux prothèses modulaires qui présentent une
fragilité à la jonction tige-col), recouverte d’hydroxyapatite;
4.
À collerette d’appui, très solidement ancrée dans le fémur à l’endroit
où celui-ci est le plus solide : les « mini-tiges » fémorales sont plus
simples à poser et peuvent paraître plus séduisantes, mais exposent
au risque d’enfoncement secondaire et de fracture du fémur, ce qui
incite à les sceller avec du ciment chirurgical.

L’opération de la hanche

Principe de l’opération

L’opération est réalisée sous anesthésie générale ou rachi-anesthésie («
péridurale ») et dure entre une heure et une heure et demie. J’ai accès en
salle d’opération, en permanence, à la planification numérique de votre
prothèse sur un poste client de mon serveur.

Les temps principaux de l’intervention sont détaillés sur les deux pages
suivantes.

Temps opératoires

1.
L’incision1
est oblique sur l’arrière de la fesse. Les muscles sont écartés et la
capsule articulaire de la hanche est ouverte.
2.
Le col du fémur est coupé à la scie oscillante, très précisément selon
la planification numérique, et la tête fémorale est extraite du cotyle.
3.
On commence par préparer le cotyle avec des fraises motorisées,
puis on impacte la partie cotyloïdienne de la prothèse, qui est
emboîtée en force et tient parfaitement sans ciment.

Ensuite, la cuisse est tournée pour pouvoir accéder au fémur. Des
râpes préparent l’emplacement définitif de la tige fémorale, qui est
plantée très solidement dans le fémur, à l’endroit où celui-ci est le
plus solide (voir Chapitre 5.4). La tige fémorale est parfois
cimentée à l’os.

4.
Une tête est emboîtée sur la tige et la prothèse est réduite. La
fermeture se fait de la profondeur vers la superficie. La peau est
fermée par un surjet intradermique résorbable. Il n’y a pas de points
à enlever.
5.
Il n’y a pas besoin de drainage : on sait depuis longtemps que c’est
inutile.

En sortie de salle d’opération, vous serez conduit en salle de réveil, où vous
serez surveillé jusqu’à votre réveil complet. Votre hanche sera refroidie pour
lutter contre l’inflammation grâce à des poches de glace. Vous regagnerez
ensuite votre chambre.

Pour plus de détails, vous pouvez consulter mon site internet, à la
rubrique « Hanche », sous-rubrique « Prothèse totale », où vous pourrez
notamment regarder le film de l’opération et des animations en images de
synthèse :

Rééducation de la Hanche

Contrairement au genou ou à l’épaule, la pose d’une prothèse de hanche
nécessite très peu de rééducation. Je ne vous donnerai donc aucun exercice à
faire après la pose de votre PTH. Seules certaines précautions posturales
sont à suivre pendant les trois premiers mois post-opératoires pour
éviter un risque théorique de luxation, en réalité très faible avec le
recours à une pose correctement planifiée et une prothèse à double
mobilité; au-delà de trois mois, le risque de luxation devient extrêmement
faible et les mouvements de la vie quotidienne peuvent être repris
normalement.

Les précautions posturales après la
PTH

  • Ne pas trop fléchir la hanche vers l’avant au-delà de 90°, soit
    en se penchant trop en avant, soit en ramenant trop le genou
    vers la poitrine;
  • Ne pas croiser la jambe opérée devant l’autre (adduction en
    termes anatomiques), encore plus quand on est assis et que la
    hanche est déjà fléchie;
  • Ne pas tourner le genou vers l’intérieur : c’est la rotation
    interne, comme si on voulait attraper son talon par le dehors,
    ou si l’on se tourne en se vrillant autour de sa hanche opérée;
  • S’asseoir avec la hanche plus haute que le genou.

La conduite automobile sera possible dans les jours qui suivent l’opération,
une fois passée la période de cicatrisation cutanée : il est plus facile de

conduire que de marcher, et on peut mettre un coussin sur le siège pour
rehausser l’assise durant les premières semaines post-opératoires. Bon
nombre de nos patients rentrent chez eux dans leur voiture personnelle en
passager après l’opération.

De même, les béquilles sont le plus souvent abandonnées 15 jours après
l’opération, mais chaque cas est particulier, et il arrive de les garder plus
longtemps, notamment pour sortir du domicile.

Figure 7.1 – Les précautions après la PTH

Figure 7.1 – Les précautions après la PTH

Les suites

Suites immédiates

A la sortie du bloc

A votre retour dans votre chambre, vous retrouverez votre équipe infirmière
pour des contrôles réguliers de votre pouls, votre tension et votre niveau de
douleur. Il vous sera proposé une collation selon les consignes du médecin
anesthésiste. Les perfusions seront retirées dès votre retour en chambre, et
relayées par un traitement par comprimés.

Le premier lever sera effectué très rapidement :

  • L’après-midi même en cas de chirurgie ambulatoire, avec les
    infirmières du service, l’appui total étant autorisé d’emblée sur le
    membre opéré, que vous ayez été opéré de la hanche ou du genou),
    en vous aidant des béquilles; La méthode pour effectuer les premiers
    pas est décrite au Chapitre 4;
  • En cas d’hospitalisation, le premier lever est également possible
    le jour même de l’intervention, mais selon l’heure de votre retour
    en chambre peut être reporté au lendemain pour des raisons
    d’organisation;
  • Afin de favoriser votre récupération rapide, habillez vous dès votre
    réveil, avec des vêtements confortables (mais pas de pyjama ou
    de chemise de nuit en journée) et des chaussures caoutchouc type
    CROCS pour réaliser les exercices d’auto rééducation; Celle-ci sera
    débutée l’après midi même de l’intervention.

Antalgie post opératoire

La lutte conte la douleur post opératoire est essentielle, non seulement pour
votre confort, mais surtout pour vous permettre de faire votre rééducation
sans délai, dès le jour même de l’intervention : c’est en effet le seul moyen
pour obtenir le meilleur résultat définitif.

Cette antalgie est permise par :

L’utilisation d’une anesthésie de la hanche ou du genou, réalisée par moi
même durant l’intervention et qui vous évitera de ressentir la douleur au
réveil pendant 10 à 12 heures;

L’utilisation de la cryothérapie (pack de froid, vessie de glace, attelle
compressive réfrigérante), que vous devrez poursuivre à domicile, à
utiliser sans limite; La glace a un effet antalgique (contre la douleur),
anti-inflammatoire (contre le gonflement), et hémostatique (empêche le
saignement). Pour éviter tout risque de brûlure, la glace ne doit pas être en
contact direct avec votre peau. Pensez à toujours isoler l’élément réfrigérant
de la peau avec un tissu (linge de toilette, serviette,…).

Le recours aux comprimés de médicaments antalgiques de différents types
(paracétamol, anti inflammatoires, morphiniques) qui vous seront le plus
souvent prescrits à l’avance;

Pour gérer au mieux la douleur, vous devrez prendre de façon systématique
votre traitement antalgique et anti-inflammatoire, tel qu’il vous a été prescrit
sur les ordonnances qui vous ont été remises. Il ne faut pas attendre d’avoir
mal pour prendre les médicaments
et ce, pendant les 3 premiers jours.
Au-delà, prenez-les en fonction de vos douleurs. Si ces médicaments ne sont
pas suffisants ou mal tolérés, entrez en contact avec mon secrétariat pour
réévaluer et adapter le traitement contre la douleur. Certains de ces
médicaments peuvent occasionner des désagréments plus ou moins gênants
(nausée, constipation, brûlures d’estomac…), pouvant nécessiter de les
arrêter.

Un traitement anticoagulant vous a été prescrit pour éviter une phlébite. Ce
traitement doit être suivi pendant vingt jours pour le genou, trente pour la
hanche.

Gestion du traitement personnel anticoagulant

Si vous prenez habituellement un anticoagulant (Aspirine, Aspegic, Plavix,
Duoplavin, Previscan, Xarelto, Pradaxa, etc. . . tout traitement fluidifiant le
sang et faisant anormalement saigner) un protocole très précis d’arrêt de ce
traitement avant l’opération, et de reprise sous surveillance à distance de
l’opération vous sera expliqué et remis avant l’opération, et à votre sortie.
Les situations à risque de saignement excessif peuvent nécessiter des
procédures spécifiques (drains, hospitalisation prolongée, consignes de repos
et/ou d’immobilisation) qui vous seront expliquées en consultation et durant
votre hospitalisation.

Pansement

Pour les prothèses du genou, vous aurez un pansement compressif composé
de bandes COBAN™ et du bas à varice comme sur la figure 8.1,
est mis en place à la fin de l’intervention devra être conservé six
jours sans y toucher, et ne surtout pas enlever le bas à varice : il a une
fonction hémostatique (empêche le saignement). Au delà du sixième
jour, le pansement devra être refait par une infirmière libérale au
rythme de tous les quatre à cinq jours, puis la cicatrice pourra être
laissée à l’air libre le plus souvent à partir du quatorzième jour après
l’opération.

Figure 8.1 – Le pansement compressif, ici au genou gauche, à conserver une semaine

Figure 8.1 – Le pansement compressif, ici au genou gauche, à conserver une semaine

Il arrive aussi parfois qu’un saignement important se produise dans ce
pansement : il ne faut pas céder à la panique et laisser le sang s’écouler sans
retirer le bas à varices ni les bandes compressives. Ce saignement cesse en
moins de trois jours.

Vous pourrez prendre des douches avec ces pansements, mais prenez grand
soin de celui ci, en veillant scrupuleusement à ne pas projeter le jet de
douche directement sur le pansement.

Par la suite, il ne faut pas laisser le film transparent étanche des boites de
pansement en permanence sur le genou, mais ne l’utiliser que pour le temps
de la douche, sinon il y a risque de macération et d’infection.

Attention : si votre pansement était humide, il faut le refaire rapidement car
l’eau est un vecteur de contamination bactérienne, donc d’infection.

Dans la quasi majorité des cas, la plaie opératoire sera fermée par
un surjet intradermique résorbable lent, qui permet un cicatrisation
très rapide, esthétique, sans avoir de contrainte d’ablation de fils ou
d’agrafes.

A La sortie de clinique

Je vous verrai avant votre sortie, et très souvent je vous expliquerai moi
même les exercices essentiels à réaliser pour votre auto-rééducation. Votre
médecin traitant sera informé par email ou courrier de votre compte rendu

opératoire. Si celles ci n’avaient pas été préparés par avance, les
ordonnances de médicaments et de pansements vous seront remises par
l’infirmière avant que vous ne quittiez votre chambre, ainsi que l’arrêt de
travail si nécessaire.

Le retour à votre domicile peut se faire avec votre voiture personnelle (en
tant que passager bien sûr), ou une ambulance, selon votre convenance et
l’éloignement de votre domicile, y compris si vous êtes opéré en
ambulatoire.

Post Opératoire immédiat

Les premiers jours post-opératoires

Dans les suites de votre opération, que ce soit à la hanche au genou ou à
l’épaule, je vous recommande de rester à votre domicile durant
une semaine sans en sortir
: en effet, sortir de chez vous, prendre
la voiture, va impliquer une grande quantité de mouvements, qui
n’auront pas l’efficacité d’une auto-rééducation, et exposent au risque de
saignement excessif, et donc d’hématome collecté : c’est une poche de
sang qui peut mettre longtemps à se résorber et peut nécessiter une
ré-intervention.

La convalescence

La rapidité de récupération dépend de la préparation préopératoire, des
techniques utilisées, mais aussi beaucoup de chaque individu, et le calendrier
de récupération n’est pas identique pour tout le monde; Toutefois on peut
retenir les éléments suivants :

  • La marche avec appui complet est toujours possible le jour même
    de l’intervention, ou le lendemain au plus tard (selon votre heure de
    passage au bloc opératoire);
  • Il en va de même de la montée/descente des escaliers qui est possible
    au plus tard dès le lendemain de l’intervention comme expliqué
    Chapitre 4.2;

  • Vous n’aurez pas besoin de lit médicalisé à votre domicile; toutefois
    celui-ci peut vous être prescrit pour aménager un plein pied si vos
    chambres sont à l’étage;
  • Pour les prothèses du genou, vous aurez un pansement compressif du
    genou à conserver six jours sans l’enlever ni enlever le bas à varices;
    ce pansement va gêner pour la mobilité du genou en post opératoire,
    mais il faut le conserver à tout prix, sous peine d’avoir un saignement
    persistant par la plaie opératoire;
  • Il ne faut surtout pas mouiller vos pansements, et si c’était le cas, il
    faut faire intervenir l’infirmière en urgence pour le refaire : l’eau est
    vecteur d’infection;
  • L’abandon des béquilles est possible dès que vous aurez récupéré
    votre équilibre, en général quinze à trente jours après l’opération;
    très souvent je constate qu’elles sont conservées pour sortir, de crainte
    d’être bousculé;
  • Les bas à varices sont à conserver durant quatre semaines après
    l’opération car il sont une sécurité supplémentaire pour éviter une
    phlébite.
  • Une écharpe d’épaule n’est recommandée que pour les opérations de
    la coiffe des rotateurs, elle n’est donc pas systématique pour toute
    opération de l’épaule : ceci vous sera clairement expliqué avant et
    après votre intervention.

La conduite automobile

Que vous ayez été opéré de la hanche ou du genou, restez impérativement
à votre domicile sans en sortir durant les 7 à 10 premiers jours
post-opératoires; en effet, en dehors d’une urgence médicale réelle, les
déplacements intempestifs et superflus vont vous faire prendre le risque
d’une complication : chute, douleurs par effort excessif, mais surtout
augmente le risque de saignement et de constitution d’un hématome
profond.

Au de là du dixième jour, sachez que si on peut marcher, on peut conduire!
En effet la conduite automobile nécessite moins d’effort et de force dans les
jambes que la marche, donc aucun problème pour conduire la voiture. Pour
vous assoir, tournez vous dos au siège, asseyez vous et entrez les
deux jambes en même temps en tournant sur vos fesses; faites la
procédure inverse pour sortir de la voiture (voir illustration 4.4).

Le suivi post-opératoire

Votre intervention justifie donc une surveillance régulière au cours des
premières semaines post opératoires, l’étape principale étant la cicatrisation
cutanée. Je vous rappelle une fois encore de ne pas mouiller vos pansements,
et de ne surtout pas toucher la région de la cicatrice durant les soins de
l’infirmière à domicile : les bactéries (le staphyloccoque doré notemment)
sont sur vos doigts!

De même, n’utilisez le film transparent étanche que le temps de la
douche, et n’oubliez surtout pas de le retirer ensuite : il n’est pas
« respirant » et provoque une macération sous le pansement, favorisant
l’infection.

Lors de chaque consultation post-opératoire, j’apprécierai vos progrès,

dépisterai d’éventuelles complications, et vous recommanderai la
rééducation la plus adéquate. Une première consultation de contrôle avec
moi a lieu environ un mois après l’opération. Le rendez-vous vous sera
communiqué lors de votre sortie d’hospitalisation. En cas de complication
post opératoire, décelée par vous même, votre infirmière libérale, ou
médecin traitant, vous devrez me contacter pour que je vous voie plus tôt que
prévu.

L’évolution normale

De l’ultracrépidarianisme

L’ultracrépidarianisme, c’est le fait de s’exprimer en dehors de son domaine
de compétences, en donnant son avis sur un sujet pour lequel on n’a pas ou
trop peu de compétences légitimes ou avérées. Et je constate au quotidien
que beaucoup de gens parlent sans savoir en matière de médecine, y compris
de chirurgie prothétique!

Ne tombez pas dans le panneau!

Ce chapitre est très important, et a été amélioré depuis les précédentes
éditions. Lisez le, et relisez le après votre opération; ne cédez pas à la
panique en cas d’aléa, n’écoutez pas les avis et conseils de votre entourage
qui n’y connaît rien, et vous dira n’importe quoi.

Si ce chapitre ne suffit pas à vous rassurer en cas d’aléa post-opératoire,
contactez moi par email ( contact@ortho-info.com).

En effet, une évolution pourtant normale est parfois grevée de petits aléas
bénins encore trop souvent source d’inquiétude, et dont voici quelques
exemples :

Saignement sur PTG

PIC

Après la pose d’une PTG, la
poche articulaire autour du genou
se remplit de sang, et celui ci
peut fuser à travers le pansement
lors de la flexion du genou; cette
situation arrive dans moins de
10% des cas, le plus souvent
chez les hommes, il peut y avoir
une tache de sang qui macule
votre pansement compressif du
genou. Dans ce cas il n’est
pas nécéssaire de refaire le
pansement
, et généralement ce
saignement cesse au bout de trois
jours.

Les hématomes

Il est fréquent, voire quasi constant, de constater l’apparition d’hématomes
sous cutanés
, qui correspondent à une pigmentation des tissus par les
globules rouges diffus : ils sont dans la plus grande majorité des cas plus
impressionnants que graves comme sur une Prothèse du Genou sur la photo
10.1 (qui est un exemple exceptionnel), ou sur une Prothèse
d’Epaule sur la photo 10.2, et disparaissent naturellement sans
séquelle en trois semaines en changeant de couleur (du bleu au jaune
vert).

Figure 10.1 – Cet hématome après la pose d’une PTG, bien que très impressionnant, est totalement bénin, indolore, et se résorbe sans séquelle en quelques semaines

Figure 10.1 – Cet hématome après la pose d’une PTG, bien que très impressionnant, est totalement bénin, indolore, et se résorbe sans séquelle en quelques semaines

Figure 10.2 – Voici un exemple très fréquent d’hématôme impressionnant et totalement bénin et indolore dans les suites d’une Prothèse d’épaule : il va disparaître naturellement sans séquelle en trois semaines en changeant de couleur (du ble

Figure 10.2 – Voici un exemple très fréquent d’hématôme impressionnant et totalement bénin et indolore dans les suites d’une Prothèse d’épaule : il va disparaître naturellement sans séquelle en trois semaines en changeant de couleur (du bleu au jaune vert).

Paralysie transitoire

Elle se constate principalement après la PTG, très rarement après une PTH :
il peut y avoir une paralysie transitoire des muscles qui relèvent le pied :
c’est dû à l’anesthésie géante autour de l’articulation opérée qu’on appelle le
LIA1
que je vous aurai faite au bloc pour assurer l’indolence. Cette paralysie cesse
spontanément dans les 24 heures qui suivent l’opération.

Après une chirurgie de l’épaule, si vous avez bénéficié d’un bloc
analgésique antalgique réalisé par l’anesthésiste, votre bras restera paralysé
pendant 15 heures après l’opération, comme tout mort, c’est normal, pour
vous éviter les douleurs immédiates post-opératoires.

L’œdème

Un œdème, c’est à dire un gonflement du membre opéré par de la luymphe
entre les cellules, est constant après toute chirurgie de la hanche, du genou
ou de l’épaule, car il est concomitant d’un processus de cicatrisation avec
augmentation de la micro-circulation locale. Il sera minimisé par le
port de bas à varices pour le membre inférieur, ou la surélévation du
bras opéré pour l’épaule, mais peut réapparaître immédiatement à
leur abandon trente jours après l’opération. Ne vous inquiétez pas
ce « gonflement » est normal, plus ou moins accentué selon l’état de
votre circulation sanguine, et correspond à un processus naturel de
cicatrisation. Il peut persister jusqu’à quatre mois pour finir par disparaitre
totalement.

Les phlyctènes

PIC

Des
phlyctènes, ou ampoules,
sont très fréquentes au
niveau de la bande de
silicone des bas à varices;
elles correspondent à une
irritation par frottement et
non une allergie. Dans ce
cas, il faut conserver le port
des bas, mais retourner
la partie haute et traiter
les phlyctènes avec de
l’éosine (mercurochrome
banal) ou autre pommade
cicatrisante.

L’insensibilité cutanée

Une zone d’insensibilité sous la cicatrice est quasiment constante et
correspond à la section de petites branches nerveuses sous cutanées qu’il est
impossible de repérer et impossible de ne pas couper : cette gêne
de quelques cm2 s’atténue avec le temps, et on finit par ne plus y
penser.

Une prothèse qui claque

Pour les prothèses du genou, vous pouvez ressentir pratiquement dans
tous les cas un claquement dans le genou, qu’on appelle le clunk
prothétique et qui correspond au jeu naturel de votre prothèse : ce
n’est pas une complication, c’est indolore, et cela ne doit pas vous
empêcher de profiter pleinement de votre genou. Cette sensation est
beaucoup plus rare à la hanche, mais peut arriver exclusivement quand je
dois corriger une différence de longueur de membre inférieur par un
raccourcissement du côté opéré. Ce jeu dans la PTH disparait en 3
mois.

La fièvre

Une fièvre modérée, inférieure à 38,5°C est fréquente également en contexte
post opératoire, elle correspond le plus souvent à une réaction corporelle de
cicatrisation. Elle est source d’angoisse, mais le plus souvent n’a aucune
valeur en post opératoire. Elle ne veut pas dire que vous avez une infection!
En soi, elle ne veut rien dire; il est inutile de prendre votre température tous
les jours après l’intervention.

Une évolution en dent de scie

Une évolution en dent de scie est systématique, et cette notion est très mal
admise par le grand public; chaque jour qui passe n’est pas automatiquement
meilleur que le précédent; Il faut avoir une vision avec plus de recul en
comparant plutôt les semaines que les jours, ou la progression est plus
évidente. Le cas le plus fréquent est la réapparition de douleurs quelques
jours après l’opération, et qui n’étaient pas présentes immédiatement après :
c’est le plus souvent dû à une augmentation du niveau d’activité de la
journée, qui dépasse le processus naturel de cicatrisation : Dans ce cas, ne
paniquez pas, reposez vous; mais attention! continuez votre rééducation
malgré tout!

La particularité du deuxième côté

Ce qu’on appelle le deuxième côté, c’est par exemple se faire poser une
prothèse de hanche à gauche un an après avoir eu une prothèse de
hanche à droite. En règle générale, une opération du deuxième côté
n’est jamais vécue à l’identique du précédent : Ça ne veut pas dire
que ce sera mieux ou moins bien, mais le ressenti sera forcément
différent, et dans ce cas la moindre variation peut être à l’origine d’une
angoisse. Ne cherchez pas à comparer un côté opéré avec l’autre car :

  • vous ne vous souvenez plus de comment vous étiez au même moment
    post opératoire, pour le côté précédent;
  • le ressenti est une notion totalement subjective, qui dépend de votre
    équilibre psychique du moment;
  • vous comparez obligatoirement un côté ancien complètement
    cicatrisé à une opération récente : c’est comme vouloir comparer le
    niveau scolaire de deux enfants à un an d’écart!;

Et c’est ce dernier point qui explique le ressenti altéré : vous ne pouvez pas
comparer une prothèse qui est parfaitement rodée, avec une nouvelle
opération récente en cours de convalescence, mais votre cerveau ne peut
s’empêcher de les mettre sur un pied d’égalité.

La boiterie

La boiterie dans les suites immédiates est une source fréquente de
questionnement du patient opéré, d’autant plus qu’elle est visible par tout
son entourage, qui systématiquement lui fait remarquer, et très souvent
commente cette boiterie en y apportant une explication savante, tout en
étant incompétent dans ce domaine. La boiterie peut avoir diverses
causes, mais si vous êtes capable de marcher dix mètres sans boiter,
c’est que toute votre mécanique musculo-squelettique fonctionne, et
que cette boiterie correspond à une habitude que vous aviez avant
l’opération.

Contrairement à l’avis de tous les super-spécialistes qui vous entourent, il est
tout a fait habituel de boiter pendant un à trois mois après la pose d’une
prothèse de hanche ou de genou.

En dehors d’une complication grave (comme par exemple une fracture du
fémur), elle disparaît spontanément, alors n’y portez pas attention, et
n’écoutez pas les propos alarmistes des pseudos experts.

Complications

Les complications, bien que rares, voire exceptionnelles pour certaines,
doivent être évoquées, dans une logique de transparence, et parce que
le risque zéro en chirurgie n’existe pas, ici comme partout dans le
monde.

L’infection

L’infection constitue la complication réaliste la plus grave, mais
aussi la plus exceptionnelle : elle fait suite à la pénétration
d’une bactérie, le plus souvent naturellement présente sur votre
peau1 ,
pendant l’opération, ou durant la période de cicatrisation; L’infection est
favorisée par le tabagisme actif, l’obésité, le diabète, une mauvaise hygiène
corporelle, ou des comportements inadaptés comme par exemple toucher sa
cicatrice pendant les pansements. Le risque infectieux de contamination
bactérienne est donc prévenu par la recherche systématique de facteur de
risque pré-opératoire, la réalisation de l’intervention dans une salle dédiée à
la chirurgie orthopédique prothétique (salle iso 5 hyperaseptique), la
réalisation d’une antibioprophylaxie per-opératoire, et le recours à des
techniques de fermeture cutanée permettant une cicatrisation rapide (surjets
intradermiques autobloquants).

En cas de survenue d’une infection, je prendrai en charge personnellement
cette complication en collaboration avec le médecin infectiologue
référent de notre clinique; en cas de suspicion d’infection, entrez en

contact avec mon secrétariat car seul un chirurgien orthopédiste est à
même de gérer cette situation délicate. En aucun cas vous ne devez
prendre d’antibiotique
prescrits par quelque médecin que ce soit. En
aucun cas vous ne devez demander à votre médecin traitant de gérer la
situation;

En cas de doute sur une infection, je serai le seul à pouvoir gérer
la situation en collaboration avec un médecin hyper-spécialisé :
ne contactez pas votre médecin traitant, n’allez pas aux urgences,
prenez contact avec moi par tous les moyens. Ce n’est jamais
une urgence qui nécessite une précipitation déraisonnée.

PIC

Le staphylocoque est sur votre peau, dans vos cheveux et sous vos
ongles : suivez les consignes du Chapitre 1.5.

Phlébite et Embolie Pulmonaire

Les complications thrombo-emboliques correspondent à un processus
d’emballement des fonctions de la coagulation de l’organisme qui doit faire
face à un saignement massif, cette situation peut arriver même pour la
chirurgie ambulatoire; La phlébite et son évolution potentielle vers
l’embolie pulmonaire sont prévenus par l’application scrupuleuse des
protocoles nationaux de traitement anticoagulant après l’opération; les
bas à varices à porter aux deux jambes, constituent également un
outil efficace contre la survenue d’une phlébite, c’est pourquoi j’y ai
systématiquement recours, et que vous devrez faire l’effort de les
supporter.

Les complications cicatricielles

Les complications cicatricielles correspondent à une mauvaise évolution
de la plaie opératoire qui tarde à cicatriser; elles doivent m’être
immédiatement signalées,
et peuvent nécessiter que je vous revoie plus tôt
en consultation; elles exposent au risque infectieux puisque toute plaie de
plus de six heures est contaminée par les germes de la peau. Il est inutile
de faire des prélèvements cutanés par votre infirmière même sur
avis de votre médecin traitant. Je suis le seul à pouvoir gérer cette
situation. N’attendez pas d’en arriver comme sur la photo 11.1 pour m’alerter par email en m’envoyant une photo de la plaie
opératoire.

Figure 11.1 – Une très mauvaise évolution cicatricielle qui conduit à une infection précoce de cette PTH : n’attendez pas ce stade dépassé pour me prévenir d’une cicatrisation anormale

Figure 11.1 – Une très mauvaise évolution cicatricielle qui conduit à une infection précoce de cette PTH : n’attendez pas ce stade dépassé pour me prévenir d’une cicatrisation anormale

Hémorragie grave, blessure artérielle

Le risque hémorragique (saignement excessif), est assez fréquent avec
cette chirurgie; Pour le genou dans 15 à 20% des cas, il se produit un
saignement dans le pansement dont la fonction compressive n’est pas
assez efficace (mais ceci ne constitue pas une complication); ce risque
hémorragique sera prévenu par un dépistage préopératoire de l’anémie et un
éventuel traitement par erythropoïetine (EPO), la récupération sanguine
per-opératoire (Cell-Saver ®), et l’absence de recours aux drains de redon
(dont il est prouvé qu’ils ne permettent pas de prévenir du risque
d’hématome, mais majorent souvent le saignement). La survenue
d’un hématome (poche collectée de sang) peut parfois nécessiter
une réintervention au bloc opératoire pour être évacuée; en aucun
cas une ponction de votre genou prothétique ne doit être réalisée :
seul un chirurgien orthopédiste est apte à gérer l’évolution d’une
prothèse du genou. Beaucoup plus grave serait le risque d’hémorragie
massive pendant l’opération, suite à une plaie d’une grosse artère à la
hanche ou au fémur. Cette complication dramatique est possible mais
exceptionnelle, et je fais tout pour finir ma carrière sans jamais l’avoir
connue, en gardant cette complication à l’esprit durant chacune de mes
interventions.

Un genou ou une épaule raide…

La raideur articulaire est plus une évolution défavorable qu’une complication :
Elle est le risque principal d’une mauvaise auto-rééducation du genou ou de
l’épaule (elle ne peut pas survenir après une prothèse de hanche). Elle
s’installe très vite dans la semaine qui suit l’opération, si les exercices
primordiaux d’auto rééducation du genou ou de l’épaule ne sont pas
effectués aussi souvent et correctement que préconisé. Et c’est difficile à
entendre, mais vous êtes seul responsable en cas d’une raideur du genou ou
de l’épaule post opératoire, puisqu’en ce qui me concerne, les consignes
d’auto rééducation ont étés très largement expliquées, et que je m’implique
totalement et personnellement dans votre coaching et votre suivi après
l’intervention.

Blessure d’un nerf

Le risque de lésion nerveuse est exceptionnel, mais possible car des branches
nerveuses (nerf crural ou sciatique pour la hanche, nerf poplité pour le
genou, nerf axillaire pour l’épaule) passent très près du site opératoire et
peuvent être comprimés ou blessés durant l’intervention; la récupération
d’une lésion nerveuse peut ne pas être complète. D’autre part, pour la
chirurgie du genou, il arrive parfois qu’une paralysie transitoire de la jambe
s’observe durant douze heures après l’opération : elle est en rapport avec
l’anesthésie antalgique : elle récupère alors complètement dès le lendemain
matin sans aucune séquelle.

Fracture ou descellement précoce de prothèse

Le risque de fracture est également possible : nous intervenons souvent chez
des sujets âgés, ou l’ostéoporose rend l’os plus fragile, notamment chez les
femmes; Or, la prothèse (hanche, genou ou épaule) doit être plantée assez
solidement dans l’os pour pouvoir la faire tenir; il peut arriver qu’une
fracture survienne pendant l’opération, ou lors de la mise en charge, qui
provoquera une déplacement de la prothèse qui peut nécessiter une
réintervention.

Défaillance de l’implant

Une défaillance de l’implant qui correspondrait à une casse matérielle par
exemple est désormais quasi nul, avec le choix de recourir tant pour la
hanche que pour le genou, à des matériaux ayant fait la preuve de leur
très grande longévité. C’est d’ailleurs la raison essentielle de ma
préférence pour le polyethylène hautement réticulé (UHMWPE) par
rapport aux céramiques pour les prothèses de hanche, qui semblent plus
« high tech », mais risquent de casser comme du verre ce qui n’est pas
le cas du polyethylène. De même une tige fémorale monobloc est
plus solide qu’une tige à col modulaire composée de deux parties
emboitées.

L’inégalité de longueur de jambe

Une inégalité de longueur des deux membres inférieurs (ILMI) ne peut
survenir que dans les suites d’une PTH, et peut survenir malgré toutes les
précautions qui seront prises pour l’éviter, notamment grâce à la
planification CAO du positionnement de l’implant. Cette complication est ma

seconde hantise après l’infection, et j’y porte toute mon attention. En
deçà de ±5mm, la gêne est inexistante, et la différence ne se voit
même pas. Attention : la mesure sur la radiographie du bassin de face
que l’on voit souvent, n’a strictement aucun sens, et ne correspond
pas à une inégalité de longueur des membres inférieurs, mais à une
bascule du bassin. En cas de gêne liée à une ILMI, non améliorée
par le port d’une talonnette adaptée, une réintervention peut être
nécessaire.

La luxation de la prothèse d’épaule

Correspond au déboitement de la prothèse suite à un faux mouvement du
patient ou à une manipulation intempestive par une tierce personne qui est
interdite; par contre, la mobilisation de l’épaule opérée sera possible
immédiatement par le patient lui même, et la contraction musculaire du
deltoïde permettra de stabiliser la prothèse.

Le risque de rupture de coiffe itérative

Le risque de récidive de rupture d’une réparation de la coiffe est plus à
considérer comme un échec que comme une complication : il est
favorisé par un retard diagnostic avec une large rupture initiale, un
muscle sus-épineux atrophié, le tabagisme actif, et le non respect
du protocole de rééducation. Une rupture itérative n’aboutira pas
forcément à une récidive des douleurs, ni à une ré-intervention car
il est très difficile de réparer solidement une deuxième rupture de
coiffe.

Le « Popeye Sign »

Le « Popeye Sign » a déjà été évoqué; il correspond à lâchage précoce d’une
ténotomie du biceps avec ténodèse; il se traduit par une chute d’un moitié
du biceps vers le coude, avec une conséquence esthétique plus que
fonctionnelle, puisqu’au delà de six mois, les résultats fonctionnels
sont identiques après une ténotomie du biceps, qu’il soit réinséré ou
non.

Le risque de brûlures

Le risque de brûlures superficielles est exceptionnel, mais possible
en chirurgie arthroscopique de l’épaule ou l’utilisation du coblateur
hyperfréquence qui nous sert à retirer les tissus inflammatoires dans
l’épaule et qui fonctionne suivant le principe d’un miscroscopique four à
micro-ondes, échauffe la température du liquide arthroscopique qui en
coulant le long du bras peut provoquer des brûlures superficielles.

L’algodystrophie

Si l’algodystrophie peut apparaître spontanément sans aucun facteur
déclenchant, elle est le plus souvent secondaire à un traumatisme,
même très minime (petit choc, étirement du bras), ou faire suite à
une intervention chirurgicale; elle fait donc partie des complications
potentielles de la chirurgie, le plus souvent à l’épaule, très rarement au
genou, jamais à la hanche. Plusieurs dénominations correspondent en

réalité au même problème : algodystrophie de l’épaule, syndrôme
épaule-main, capsulite rétractile, ou capsulite, épaule gelée, ou encore
Syndrome Douloureux Régional Complexe de type 1 (SDRC). Cette
maladie, encore très méconnue se caractérise par une première phase de
douleurs très anormales, par leur localisation, leur rythme et intensité
(c’est la phase chaude), suivi d’un enraidissement articulaire (phase
froide). Elle se voit préférentiellement chez des patients de 30 à 50
ans, plutôt d’un profil anxio-dépressif, favorisée par les situations
corrompues, comme les agressions, accidents du travail, maladies
professionnelles, ou la recherche plus ou moins consciente d’un arrêt de
travail constitue un bénéfice secondaire. Dans cette situation, le patient
est le plus souvent diagnostiqué en phase froide avec une grande
raideur articulaire de l’épaule. Le diagnostic peut être confirmé par la
scintigraphie osseuse. Son évolution est très longue, et la récupération des
amplitudes articulaires de l’épaule qui s’est complètement bloquée ne sera
possible que par un travail personnel d’auto rééducation acharnée du
patient.

La mort de l’opéré

Si le risque vital existe, comme pour toute intervention chirurgicale, il est
bien entendu exceptionnel, et serait plutôt lié à une défaillance organique
sous jacente qui serait révélée à l’occasion de la chirurgie (comme par
exemple une grande défaillance cardiaque qui serait passée inaperçue à la
consultation cardiologique, ou chez les patients artéritiques par exemple), ou
encore en rapport avec une embolie pulmonaire massive, ces exemples
n’étant malheureusement pas exhaustifs.

La prothèse à long terme

Reprise du travail

La durée d’arrêt de travail après une prothèse totale de hanche ou du genou,
varie de quinze jours pour les patients très motivés et de profession, souvent
à leur compte, sédentaires, et/ou sans couverture salariale satisfaisante, à
quatre mois pour les travailleurs salariés exerçant un profession avec
position debout dominante et port de charge de plus de 25 Kg. Cette
durée maximum est établie par l’assurance maladie pour en limiter les
abus, et je l’approuve totalement. Chaque cas est particulier et bien
entendu un patient exerçant un métier très physique et proche de la
retraite peut faire valoir ses droits à une retraite anticipée : celle-ci est
décidée par le médecin conseil de la sécurité sociale, et sur demande de
l’intéressé.

Dans ma pratique personnelle, je constate que le plus souvent la reprise est
effective après un à quatre mois de convalescence selon la profession et le
type d’opération (hanche ou genou).

Les sports

La pratique du sport après une chirurgie prothétique de la hanche ou du
genou est une question récurrente, et essentielle pour bon nombre de nos
patients, tous désireux de garder une activité physique régulière, ou de
poursuivre leurs loisirs favoris;

Au delà de convictions personnelles dont je pourrai vous faire part, et loin
des discours « commercialement » optimistes de certains chirurgiens
prêts à tout pour ne surtout pas perdre un patient (les conseilleurs ne
sont pas les payeurs), je vous expose la liste des sports praticables

après une PTH ou PTG, selon les séries scientifiques publiées aux
USA, selon quatre centres d’études différents, ou déjà leurs avis
divergent!

Ces sports sont dissociés selon les impacts répétés qu’ils provoquent et le
risque d’accident potentiel, en quatre catégories :

Faible Impact :

marche, marche nordique, randonnée, vélo de route,
VTT cross-country, musculation, step, vélo d’appartement, elliptique,
stepper, chasse, tir, archerie, pétanque, natation, plongée sous marine,
pilates, yoga, gymnastique senior, golf, ski de fond.

Ces sports sont possibles sans réserve.

Impact Moyen :

ski descente, VTT, équitation, kayak, badmington, tennis en double.

Ces sports sont possibles selon chaque cas particulier, et en fonction
du niveau sportif préopératoire.

Hauts Impacts :

running, tennis simple, crossfit

Ces sports sont le plus souvent non recommandés dans les séries
publiées.

Sports non recommandés :

Sports de combat, rugby, football, volley ball, baskett

Ces sports sont régulièrement déconseillés, voire interdits dans toutes
les séries publiées.

L’activité sexuelle

Les conseils suivants sont valables pour les femmes et les hommes.

Durant la phase de cicatrisation, il n’est pas recommandé de reprendre une

activité sexuelle, qui risquerait d’arracher votre pansement et ferait prendre
le risque d’une infection sur votre cicatrice; de même qu’il n’est pas
recommandé de refaire du sport tant que la cicatrisation n’est pas
complète.

Pour la prothèse du genou

Une fois la cicatrisation obtenue, vous pourrez à nouveau avoir une activité
sexuelle sans aucune restriction de posture.

Pour la prothèse de hanche

Une fois la cicatrisation complète obtenue, c’est le risque de luxation qu’il
faut éviter, et qui ne concerne que les prothèses de hanche.

Donc une fois la cicatrisation obtenue, et avant le troisième mois post
opératoire, vous pourrez reprendre une activité sexuelle en évitant des
positions ou les hanches sont trop écartées, ou trop fléchies, pour éviter
justement ce risque de luxation. Les illustrations sur les figures 12.1 et 12.2
vous donneront une idée des positions à privilégier.

Au delà de trois mois post opératoire, vous pourrez à nouveau avoir une
activité sexuelle sans aucune restriction de posture, car il n’y a plus de risque
de luxation.


Figure 12.1 – Privilégiez les positions sexuelles avec les jambes le moins écartées possible, et les hanches le moins fléchies possible.
Figure 12.1 – Privilégiez les positions sexuelles avec les jambes le moins écartées possible, et les hanches le moins fléchies possible.
PIC
FIGURE 12.2 – Evitez les positions avec les jambes écartées et les
hanches fléchies.

Contact

En cas de question après votre sortie de clinique, ou en cas de difficulté
notamment et surtout pour le travail d’auto rééducation du genou, je
suis personnellement joignable à tout moment, exclusivement par
email :

Avant de me contacter et de paniquer, relisez bien le chapitre 10 « évolution
normale », il y a certainement déjà la réponse à votre question.

Je répondrai à votre mail dans la journée, n’attendez pas une réponse
immédiate. Je pourrais être amené à vous rappeler : restez joignable,
répondez à tous les appels y compris masqués.

Ne faites intervenir personne d’autre que moi pour la gestion des suites : les
comportements aberrants de patients consultant aux urgences ou leur
médecin traitant pour des problèmes non urgents relatifs à leur intervention
amène toujours à une situation fortement dégradée.

En cas de question d’ordre administratif, contactez mon secrétariat aux
heures de bureau, vous aurez ne réponse sous 48 heures en dehors des week
end et congés :

04 90 51 31 46

En cas d’urgence absolue (étouffement, problème cardiaque, perte de
connaissance, chute grave et impossibilité de vous relever), contacter
le

15 : LE SAMU

RDV