Madame, Monsieur,
Vous allez être opéré d’une prothèse de hanche ou de genou.
Oubliez les discours compliqués, les termes médicaux incompréhensibles et les longues explications que personne ne retient.
Ce livre est votre mode d’emploi.
Il vous explique simplement ce qui va vous arriver, ce que je vais faire et, surtout, ce que vous devrez faire vous-même pour récupérer rapidement.
Vous allez découvrir que les suites d’une prothèse peuvent être beaucoup plus simples que vous ne l’imaginez : retour à domicile dès le lendemain de l’opération, reprise immédiate de votre autonomie et autorééducation.
Mais il y a une condition :
Vous devez devenir acteur de votre récupération.
Lisez ce livre avant l’opération. Gardez-le à portée de main après. Presque toutes les questions que vous vous poserez au cours des trois prochains mois trouvent leur réponse dans ces pages.
Et si quelque chose n’est pas clair, ne cherchez pas la réponse sur Internet : demandez-moi.
Dr Jean-Louis MALLET

BOUGER SANS DOULEUR
Vous allez récupérer plus vite que vous ne l’imaginez
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retour chez vous dès le lendemain de l’opération ;
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pas de kiné ;
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pas de centre de rééducation ;
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quel que soit votre âge ;
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même si vous vivez seul.
Vous pouvez retrouver votre autonomie beaucoup plus rapidement que vous ne l’imaginez.
Vous êtes venu me voir en consultation pour une arthrose de la hanche ou du genou qui nécessite la pose d’une prothèse. Vous avez probablement l’habitude d’entendre que ce type d’opération nécessite une hospitalisation de plusieurs jours, suivie d’une longue période de convalescence : un séjour en centre de rééducation, des séances interminables chez le kiné…
Je vous propose une aventure totalement différente.
Depuis plus de dix ans, j’applique une méthode qui permet à mes patients d’assurer eux-mêmes leur rééducation après la pose d’une prothèse de hanche ou de genou. L’objectif est simple : vous permettre de retrouver rapidement votre autonomie et de réaliser vous-même, à votre domicile, les exercices nécessaires à votre récupération. Cette méthode peut être appliquée même si vous êtes très âgé et même si vous vivez seul.
Bien évidemment, pour remplacer une articulation usée, comme j’ai l’habitude de le dire en consultation, il va falloir vous « charcuter », vous « désosser ». Ce n’est certainement pas la manière de parler d’un médecin conventionnel, mais c’est probablement la manière la plus simple de vous faire comprendre ce qui va réellement se passer : une pièce de votre corps est usée et nous allons la remplacer. Et cela peut arriver à 80 ans comme à 50 ans.
Pour changer cette pièce, il faut nécessairement créer une blessure chirurgicale, et donc une douleur postopératoire. Mais cette douleur n’est pas la douleur d’arthrose pour laquelle vous êtes venu me voir. Dès le lendemain de l’intervention chirurgicale, vous ne ressentirez plus la douleur actuelle. La douleur liée à l’opération, elle, va progressivement diminuer au fur et à mesure de votre récupération.
Dès le lendemain de l’intervention, vous allez vous lever seul, marcher, monter et descendre les escaliers, que vous ayez une prothèse de hanche ou une prothèse de genou, et quel que soit votre âge. Puis vous poursuivrez vous-même votre récupération après votre retour à domicile, en suivant précisément les recommandations écrites dans ce livre.
Pour les prothèses de hanche, il n’y a strictement aucune rééducation à faire après la pose de votre prothèse. Pour les prothèses de genou, il faudra réaliser trois fois par jour les exercices de gymnastique que je vous aurai expliqués très clairement dans ce livre.
Cette méthode d’autorééducation est celle que j’utilise depuis plus de dix ans, avec plusieurs milliers de patients opérés d’une prothèse de hanche ou de genou.
Et si vous êtes venu me voir aujourd’hui, il est d’ailleurs possible que vous ayez déjà entendu parler de cette façon particulière d’accompagner mes patients et que ce soit l’une de vos connaissances qui vous ait recommandé de venir me consulter…
Ce livre va maintenant vous expliquer comment faire.
Les Préparatifs

Les consultations préopératoires
Avant votre opération, trois consultations vont permettre de préparer votre intervention : avec moi, avec le cardiologue si nécessaire, puis avec l’anesthésiste.
Vos consultations avec moi
Je vous verrai au moins deux fois avant l’opération. Lors de la première consultation, nous poserons le diagnostic et je vous expliquerai pourquoi vous avez besoin d’une prothèse. À chaque rendez-vous, pensez à apporter tous les examens concernant votre articulation : radiographies, scanner, IRM et autres documents médicaux utiles. Nous nous reverrons quelques semaines avant l’intervention pour répondre à vos dernières questions et surtout préparer votre retour à domicile. Vos ordonnances seront préparées à l’avance : médicaments contre la douleur, anticoagulants, pansements et matériel nécessaire. Vous pourrez ainsi tout acheter avant votre hospitalisation et rentrer directement chez vous le lendemain de l’opération.
Le cardiologue
Dans la majorité des cas, je vous demanderai de consulter un cardiologue dans les six mois précédant l’intervention. Je vous remettrai le courrier nécessaire.
L’anesthésiste
La consultation avec l’anesthésiste aura lieu quelques semaines avant l’opération, idéalement environ un mois avant. Apportez l’ordonnance de votre traitement habituel, vos dernières prises de sang et l’avis du cardiologue si vous l’avez déjà consulté. Le choix entre anesthésie générale et locorégionale dépend de votre état de santé et de l’intervention. L’anesthésiste choisira avec vous la technique la mieux adaptée.
TABAC : ARRÊT IMPÉRATIF AVANT L’OPÉRATION
Le tabac augmente fortement le risque de mauvaise cicatrisation et d’infection après la pose d’une prothèse. Une infection de prothèse est une complication grave qui peut nécessiter une ou plusieurs nouvelles opérations. Vous devez arrêter complètement de fumer au moins six semaines avant l’intervention. Si vous ne parvenez pas à vous passer de nicotine, demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien pour utiliser une solution de substitution adaptée.
Préparez votre retour à domicile
Tout doit être prêt avant votre hospitalisation afin que vous puissiez rentrer directement chez vous après votre sortie.
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Médicaments et pansements : récupérez à l’avance tout ce qui vous a été prescrit.
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Béquilles : procurez-vous une paire et apportez-la à la clinique.
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Bas à varices : achetez des bas neufs, de préférence à pied ouvert. Si vous hésitez entre deux tailles, prenez la plus grande. Apportez-les à la clinique.
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Sabots en caoutchouc type CROCS : ils sont confortables, lavables et surtout faciles à enfiler sans avoir à vous pencher. Apportez-les propres à la clinique.
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Vêtements : prévoyez des vêtements confortables et suffisamment larges pour ne pas comprimer le pansement.
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Vessie de glace : choisissez un modèle solide, renforcé de tissu et muni d’un bouchon vissable. Laissez-la au congélateur pour votre retour.
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Infirmière à domicile : prévenez-la avant votre hospitalisation si des soins vous ont été prescrits.
La veille de l’opération
Dépilation
Dépilez la zone opérée la veille de l’intervention, jamais le jour même : n’utilisez qu’un rasoir électrique, jamais de rasoir à lame ou de crème dépilatoire qui risquent de provoquer des microlésions porteuses de germes. Il n’est pas nécessaire de supprimer complètement les poils : quelques millimètres peuvent rester.
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Genou : du milieu de la cuisse au milieu de la jambe ;
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Hanche : du nombril à mi-cuisse, pubis compris.


Douche antiseptique
Prenez une douche complète avec le savon antiseptique qui vous a été prescrit, la veille de l’intervention, puis une seconde douche le matin de l’opération. Lavez également vos cheveux. Insistez particulièrement sur les aisselles, le nombril, le pubis, les plis de l’aine, les mains et les pieds. Rincez-vous abondamment, puis séchez-vous avec une serviette propre et fraîchement lavée. Portez ensuite des vêtements propres, non portés la veille. Coupez vos ongles courts et retirez le vernis ainsi que les faux ongles.
Préparez votre valise
Préparez dès la veille tout ce que vous devrez apporter à la clinique :
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vos radiographies, scanner et IRM ;
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le compte rendu du cardiologue ;
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vos dernières prises de sang ;
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l’ordonnance de votre traitement habituel ;
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vos béquilles ;
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vos bas à varices ;
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vos sabots en caoutchouc propres.
Laissez à votre domicile votre vessie de glace, les médicaments prescrits pour votre retour ainsi que vos bijoux, votre montre et vos objets de valeur.
Le matin de votre intervention
Avant de partir
Prenez une nouvelle douche antiseptique, cheveux compris, puis mettez des vêtements propres. Brossez-vous les dents.
La dernière douche doit être prise moins de trois heures avant l’intervention.
Ne mangez plus d’aliments solides pendant les six heures précédant votre convocation.
Vous pouvez boire jusqu’à deux heures avant votre convocation. Vous pouvez notamment boire un jus de pomme sucré, sans pulpe et sans bulles, d’un volume maximal de 33 cl.
Pas d’aliments solides dans les six heures précédentes.
Plus aucune boisson dans les deux heures précédentes.
À votre arrivée à la clinique
À votre arrivée, l’équipe vérifiera votre identité, votre dossier, votre préparation, l’intervention prévue et le côté à opérer. Une douche antiseptique complémentaire sera prise au plus proche de votre entrée au bloc. Le côté à opérer sera identifié par vous-même par une croix au marqueur. Vous attendrez ensuite tranquillement dans votre chambre qu’un brancardier vienne vous chercher.
Au bloc opératoire
À votre arrivée au bloc, l’équipe médico-chirurgicale vérifiera une dernière fois votre identité, l’intervention prévue, le côté à opérer et vos éventuelles allergies. Une perfusion sera mise en place. L’anesthésiste réalisera ensuite l’anesthésie la mieux adaptée à votre situation. La technique retenue peut parfois être différente de celle envisagée lors de la consultation préopératoire. Quelle que soit la technique choisie, vous ne ressentirez aucune douleur pendant l’opération.
Prothèse de Hanche

L’arthrose de la hanche
La coxarthrose
La hanche est l’articulation entre le bassin et le fémur. L’arthrose de hanche, ou coxarthrose, correspond à l’usure progressive du cartilage qui recouvre les surfaces de cette articulation.
Cette usure provoque principalement :
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des douleurs de l’aine, pouvant irradier dans la fesse, la cuisse et parfois jusqu’au genou ;
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une diminution progressive de la mobilité de la hanche, avec notamment des difficultés pour mettre ses chaussures, faire ses lacets ou couper ses ongles de pied ;
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une limitation progressive de la marche et des activités physiques, professionnelles ou de loisir, parfois associée à une fonte musculaire de la cuisse.
Lorsque la douleur et la gêne deviennent trop importantes malgré les traitements médicaux, la solution chirurgicale consiste à remplacer l’articulation usée par une prothèse totale de hanche.
Voici votre prothèse de hanche
J’ai choisi un modèle de prothèse que j’utilise régulièrement et dont je connais parfaitement les caractéristiques.
Elle associe une cupule à double mobilité, une tige fémorale en titane et une fixation sans ciment. Ces différents éléments sont conçus pour assurer une bonne stabilité de la hanche et une fixation durable de la prothèse dans l’os.
Mais choisir une bonne prothèse ne suffit pas : encore faut-il la positionner avec précision.
Avant chaque intervention, je réalise personnellement une planification numérique à partir de vos radiographies. Elle me permet de prévoir la taille et le positionnement des différents éléments de votre prothèse avant même votre entrée au bloc opératoire.


L’opération de la hanche
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L’incision est réalisée à l’arrière de la hanche. Les muscles sont écartés et l’articulation est ouverte.
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Le col du fémur est coupé à la scie et la tête fémorale est retirée.
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Le cotyle est préparé avec des fraises, puis la cupule de la prothèse est impactée dans le bassin. Le fémur est ensuite préparé avec des râpes pour recevoir la tige fémorale.
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La tige est implantée dans le fémur et une tête est mise en place sur la tige.
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La prothèse est réduite : la nouvelle tête fémorale est remise en place dans la cupule. La plaie est ensuite refermée par un surjet intradermique résorbable, sans points à enlever.
Il n’y a pas besoin de drainage après l’intervention.


Rééducation de la Hanche
Contrairement au genou, la pose d’une prothèse de hanche nécessite très peu de rééducation.
Je ne vous donnerai donc aucun exercice à faire après la pose de votre PTH. Seules certaines précautions posturales sont à respecter pendant les trois premiers mois postopératoires afin de limiter le risque de luxation, en réalité très faible. Au-delà de trois mois, les mouvements de la vie quotidienne peuvent être repris normalement.
La conduite automobile est généralement possible dans les jours qui suivent l’opération, une fois passée la période de cicatrisation cutanée. Il est plus facile de conduire que de marcher et un coussin peut être placé sur le siège pour rehausser l’assise durant les premières semaines. Bon nombre de mes patients rentrent d’ailleurs chez eux en voiture, comme passagers, après l’opération.
Les béquilles sont le plus souvent abandonnées une quinzaine de jours après l’opération. Chaque cas reste cependant particulier et il peut être nécessaire de les conserver plus longtemps, notamment pour les sorties.
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Ne pas fléchir la hanche au-delà de 90: évitez de vous pencher trop en avant ou de ramener le genou vers la poitrine ;
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Ne pas croiser la jambe opérée devant l’autre (adduction), surtout en position assise ;
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Ne pas tourner le genou vers l’intérieur (rotation interne) et éviter de pivoter en vous vrillant sur la hanche opérée ;
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S’asseoir avec la hanche plus haute que le genou.
Prothèse du Genou
L’arthrose du genou
L’arthrose du genou
Le genou est l’articulation entre le fémur, le tibia et la rotule. L’arthrose du genou, ou gonarthrose, correspond à l’usure progressive du cartilage de cette articulation.
Elle provoque principalement des douleurs, une diminution progressive de la mobilité et parfois une déformation du genou. Elle peut également s’accompagner d’ostéophytes, de géodes visibles sur les radiographies ou d’un kyste poplité.
Lorsque les traitements médicaux ne permettent plus de contrôler suffisamment la douleur et que l’arthrose devient trop invalidante, la solution chirurgicale consiste à remplacer l’articulation par une prothèse totale du genou (PTG).
L’indication opératoire dépend donc avant tout de votre douleur et de votre gêne : difficulté à marcher, perte de mobilité et abandon progressif de certaines activités professionnelles, sportives ou de loisir. C’est finalement vous qui décidez du moment où cette gêne devient suffisamment importante pour envisager l’opération.
La prothèse totale du genou
Une prothèse totale du genou remplace les surfaces articulaires usées du fémur, du tibia et de la rotule.
Elle comporte une pièce fémorale, une embase tibiale et, entre les deux, un insert en polyéthylène qui permet le glissement de l’articulation. La rotule peut également recevoir un implant.
Selon votre âge, la qualité de votre os et votre anatomie, certains éléments peuvent être fixés directement à l’os ou avec du ciment chirurgical. Je choisis la solution la mieux adaptée à votre situation.


L’opération du genou
L’opération consiste à remplacer les surfaces articulaires usées de votre genou par de nouvelles surfaces de glissement. Elle est réalisée sous anesthésie générale ou rachianesthésie et dure environ une heure à une heure et demie.
L’articulation est ouverte, puis les surfaces osseuses du fémur, du tibia et de la rotule sont préparées par des coupes très précises. Les différents composants de la prothèse sont ensuite mis en place et leur position, la stabilité du genou et la mobilité sont vérifiées avant de refermer l’articulation.
À la fin de l’intervention, le genou est infiltré avec un anesthésique local afin de diminuer les douleurs postopératoires. La cicatrice est refermée par un surjet intradermique résorbable : il n’y a donc aucun point à faire enlever. Dans la plupart des cas, aucun drain n’est nécessaire.


Autorééducation du genou
Après votre prothèse de genou, c’est vous qui allez faire travailler votre genou.
Votre rééducation poursuit seulement deux objectifs :
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Plier votre genou le plus possible.
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Retrouver une jambe parfaitement droite.
Plier le genou
Commencez dès le lendemain de l’opération.
Faites travailler votre genou 3 fois par jour pendant 5 à 10 minutes.
Dès le lendemain, avant même de vous lever du lit, vous aurez 90 de flexion. Puis vous essayerez de gagner progressivement quelques degrés chaque jour.
Les exercices sont montrés sur les pages suivantes. Vous n’avez pas à les faire tous. Utilisez celui qui correspond à votre niveau, puis passez au suivant lorsque votre genou plie davantage.
Le quatre-pattes, à commencer à partir du 7 jour, est l’exercice le plus efficace pour gagner davantage de flexion.
Tendre le genou
Votre deuxième objectif est d’obtenir une jambe parfaitement droite.
Travaillez l’extension pendant vos temps de repos, aussi souvent que possible.
Installez votre jambe comme indiqué sur la photo et laissez le poids agir.
Vos objectifs
Dès le lendemain : 90 de flexion.
Ensuite, cherchez à progresser régulièrement.
À un mois : au moins 120, idéalement 130.
Il est normal de ressentir une tension ou une douleur lorsque vous cherchez à gagner de la mobilité. Travaillez progressivement, mais régulièrement.
Si votre genou ne progresse plus, s’il perd de la mobilité ou si vous avez un doute, contactez-moi.




Les suites

Les suites immédiates
Le postopératoire immédiat
À la sortie du bloc
De retour dans votre chambre, l’équipe surveillera votre tension, votre pouls et votre douleur. Vous pourrez boire et manger selon les consignes de l’anesthésiste. Les perfusions seront retirées rapidement et remplacées par des médicaments en comprimés.
La douleur
Avoir mal après une opération est normal. L’objectif n’est pas de supprimer toute douleur, mais de la rendre supportable pour vous permettre de bouger rapidement. Pour cela, plusieurs moyens sont associés :
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les médicaments antalgiques prescrits ;
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la glace, plusieurs fois par jour, toujours protégée par un tissu ;
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l’anesthésie locale réalisée pendant l’intervention.
Pendant les trois premiers jours, prenez régulièrement le traitement prescrit sans attendre d’avoir très mal.
Ensuite, vous pourrez progressivement diminuer les médicaments selon vos douleurs. Si le traitement est insuffisant ou mal toléré, contactez-moi.
Prévenir la phlébite
Un traitement anticoagulant vous sera prescrit : 20 jours après une prothèse de genou et 30 jours après une prothèse de hanche. Ne modifiez jamais ce traitement de vous-même. Portez vos bas de contention sur les deux jambes, jour et nuit, et retirez-les uniquement pour la toilette.
Votre pansement et votre cicatrice
Moins on touche au pansement, mieux c’est.
Dans la majorité des cas, la peau est fermée avec un fil résorbable sous la peau : il n’y a ni fils ni agrafes à retirer. Le pansement posé au bloc doit rester en place le plus longtemps possible. Une petite tache de sang dessous n’est pas inquiétante. Changez-le seulement s’il est mouillé, décollé ou s’il ne protège plus correctement la cicatrice. Vous pouvez vous doucher en protégeant le pansement et sans diriger le jet directement dessus.
Si la cicatrice saigne beaucoup, coule, devient rouge ou vous inquiète, contactez-moi et envoyez-moi une photo.
Le lendemain de l’intervention
Le premier lever
Vous pouvez prendre appui de tout votre poids sur la jambe opérée dès le lendemain de l’intervention.
Au premier lever, asseyez-vous d’abord quelques instants au bord du lit. Si vous ne ressentez pas de vertige, levez-vous avec vos béquilles et attendez quelques secondes avant de marcher.
Gardez les pieds écartés de la largeur des épaules. Faites de petits pas et ne pivotez jamais brutalement sur la jambe opérée.
Utilisez vos béquilles aussi longtemps que vous en avez besoin pour vous sentir stable.
Marcher correctement
Après quelques jours, votre marche deviendra progressivement plus naturelle. À chaque pas, pensez simplement à poser le talon en premier, puis déroulez le pied vers l’avant.
Les escaliers
La règle est très simple :
Pour monter : jambe non opérée d’abord.
Pour descendre : jambe opérée d’abord.
Au début, utilisez la rampe et montez ou descendez une marche après l’autre.
Le retour à la maison
La première semaine
Pendant la première semaine, restez principalement chez vous. Évitez les sorties inutiles, les efforts importants et les déplacements répétés.
Votre priorité est simple : marcher un peu, vous reposer et faire vos exercices.
Vous n’avez pas besoin de lit médicalisé, sauf situation particulière.
Les béquilles pourront être abandonnées progressivement lorsque vous aurez retrouvé un bon équilibre, généralement dans les semaines suivant l’intervention.
La voiture
Évitez de conduire pendant les premiers jours. Pour entrer dans une voiture, asseyez-vous d’abord sur le siège, puis pivotez sur les fesses et faites entrer vos jambes. La jambe non opérée peut aider à soulever la jambe opérée. Pour sortir, faites exactement l’inverse.


L’évolution normale
Après votre opération, votre entourage observera votre cicatrice, votre façon de marcher, votre genou gonflé ou votre jambe couverte d’hématomes et chacun ira de son commentaire ou de son conseil. Ne tombez pas dans le panneau. Les suites d’une prothèse ne sont pas parfaitement linéaires. Elles sont souvent ponctuées de petits aléas, parfois impressionnants, mais le plus souvent parfaitement banals. Lisez ce chapitre avant votre opération et relisez-le ensuite si quelque chose vous inquiète. Et si cela ne suffit pas à vous rassurer, ne demandez pas l’avis de tout le quartier : contactez-moi directement.
Un peu de sang sur le pansement

Après une PTG, un peu de sang peut traverser le pansement, notamment lorsque vous commencez à plier le genou. Une tache de sang sur le pansement ne signifie pas qu’il existe une complication et ne justifie pas, à elle seule, de le refaire. En revanche, si le pansement devient franchement imbibé ou si le saignement persiste, contactez-moi.
Les hématomes
Les hématomes sous-cutanés sont extrêmement fréquents après une prothèse. Ils peuvent être très étendus et descendre le long de la jambe, parfois jusqu’au pied. Ils sont généralement beaucoup plus impressionnants que graves. Leur couleur évolue du bleu au violet, puis au jaune-vert avant de disparaître progressivement en quelques semaines. De plus, un hématome ne reste pas forcément autour de la cicatrice. Sous l’effet de la pesanteur, le sang peut descendre progressivement le long de la jambe et apparaître plusieurs jours plus tard au niveau du mollet, de la cheville ou du pied. Cela peut être très impressionnant sans être anormal.

Une paralysie transitoire du pied
Après une PTG, il peut arriver très rarement que les muscles qui relèvent le pied fonctionnent temporairement moins bien dans les premières heures suivant l’intervention, notamment sous l’effet de l’anesthésie et des techniques d’analgésie utilisées autour du genou.
Cette situation est généralement transitoire et surveillée pendant votre hospitalisation.
Les mauvaises nuits
Il est fréquent de moins bien dormir pendant les premières semaines : difficultés à trouver une position confortable, réveils nocturnes, douleurs plus présentes la nuit… Cela ne signifie pas que votre récupération se passe mal. Le sommeil se normalise progressivement avec la diminution des douleurs et la récupération.
L’œdème
Le membre opéré va gonfler. C’est habituel. Cet œdème accompagne la réaction inflammatoire et le processus de cicatrisation. Son importance varie énormément d’un patient à l’autre et il peut persister plusieurs semaines, parfois plusieurs mois, avant de disparaître progressivement. Ne jugez donc pas le résultat de votre opération à la taille de votre cheville le soir !
Les phlyctènes
Des phlyctènes, c’est-à-dire des ampoules, peuvent apparaître sous la bande supérieure des bas de contention, généralement par irritation ou frottement. Si cela vous arrive, évitez simplement que la bande de silicone continue à frotter sur la zone irritée et protégez localement la peau.
L’insensibilité cutanée
Une petite zone d’insensibilité autour de la cicatrice est très fréquente. Elle correspond à la section inévitable de minuscules branches nerveuses cutanées lors de l’incision. Cette zone diminue généralement avec le temps et finit le plus souvent par ne plus être ressentie comme une gêne.
Une articulation chaude
Votre hanche ou votre genou peuvent rester plus chauds que l’autre côté pendant plusieurs semaines, voire plusieurs mois. C’est une conséquence habituelle du processus de cicatrisation. Une articulation chaude n’est donc pas, à elle seule, synonyme d’infection. En revanche, une chaleur qui augmente brutalement, associée à une rougeur importante, un écoulement de la cicatrice, une douleur croissante ou de la fièvre doit vous conduire à me contacter.
Une prothèse qui claque
Une prothèse de genou peut faire du bruit. Vous pouvez ressentir ou entendre un petit claquement lors de certains mouvements : c’est le jeu mécanique des différents composants de la prothèse, il ne doit pas vous inquiéter et ne vous empêche absolument pas d’utiliser normalement votre genou. Cette sensation est beaucoup plus rare avec une prothèse de hanche.
La fièvre
Une température légèrement élevée peut survenir dans les premiers jours après l’opération et ne signifie pas automatiquement que votre prothèse est infectée. Ne surveillez donc pas votre température dix fois par jour en attendant avec angoisse qu’elle monte de deux dixièmes ! En revanche, une fièvre importante ou persistante, surtout si elle s’accompagne d’autres symptômes, doit vous conduire à me contacter.
Une évolution en dents de scie
Votre récupération ne sera pas une ligne droite. Vous pouvez aller très bien un jour et avoir davantage mal le lendemain. Le plus souvent, cela correspond simplement à une activité plus importante que les jours précédents. Ne comparez donc pas les journées entre elles : comparez plutôt les semaines. Si vous avez davantage sollicité votre articulation, reposez-vous un peu. Mais ne profitez pas de cette mauvaise journée pour abandonner votre autorééducation.
La particularité du deuxième côté
Si vous avez déjà été opéré de l’autre côté, ne vous attendez surtout pas à revivre exactement la même opération. Vous avez oublié une grande partie des premières semaines de votre précédente convalescence et vous comparez, sans vous en rendre compte, une prothèse ancienne parfaitement récupérée avec une articulation opérée depuis quelques jours. Le deuxième côté sera différent. Cela ne signifie pas qu’il sera meilleur ou moins bon : simplement différent. Ne comparez pas.
La boiterie
La boiterie après une prothèse est une source inépuisable de commentaires : vous avez à peine fait trois pas que quelqu’un vous explique déjà pourquoi vous boitez. Une boiterie pendant les premières semaines est fréquente après une prothèse de hanche ou de genou. Elle dépend de la douleur, de la faiblesse musculaire et souvent d’une habitude de marche acquise avant l’opération. Elle diminue progressivement avec la récupération. Alors ne passez pas votre journée à analyser chacun de vos pas et, surtout, ne laissez pas votre entourage le faire à votre place.
L’impression d’avoir une jambe plus longue
Après une PTH, vous pouvez avoir l’impression que votre jambe opérée est plus longue que l’autre. Cette sensation est fréquente au début et ne signifie pas nécessairement qu’il existe réellement une différence de longueur. Votre bassin, vos muscles et votre façon de marcher doivent se réadapter à leur nouvelle mécanique. Ne vous précipitez donc pas pour mettre une talonnette : laissez d’abord votre corps retrouver son équilibre.

Complications
Les complications sont rares, voire exceptionnelles pour certaines, mais elles doivent être évoquées en toute transparence : le risque zéro n’existe pas en chirurgie.
L’infection
L’infection est probablement la complication la plus grave après la pose d’une prothèse. Elle correspond à la contamination du site opératoire par une bactérie, pendant l’intervention ou durant la période de cicatrisation. Le risque est notamment favorisé par le tabagisme, l’obésité, le diabète, une mauvaise hygiène corporelle ou la manipulation inutile de la cicatrice. Sa prévention repose sur la recherche des facteurs de risque avant l’opération, les conditions d’asepsie du bloc opératoire, l’antibioprophylaxie et une fermeture cutanée permettant une cicatrisation rapide. En cas de suspicion d’infection, contactez-moi directement. Je prendrai personnellement en charge cette complication, en collaboration avec le médecin infectiologue référent de notre clinique. Ne commencez surtout pas un traitement antibiotique avant que la situation ait été évaluée : il pourrait perturber les prélèvements bactériologiques indispensables au diagnostic.
En cas de doute sur une infection, contactez-moi directement par l’intermédiaire de mon secrétariat. Ne prenez pas d’antibiotiques de votre propre initiative ou sur une prescription extérieure avant que la situation ait été évaluée.
Phlébite et embolie pulmonaire
La phlébite correspond à la formation d’un caillot dans une veine. Ce caillot peut exceptionnellement migrer vers les poumons et provoquer une embolie pulmonaire. Ce risque est prévenu par le traitement anticoagulant prescrit après l’opération, la mobilisation précoce et, dans mon protocole, le port des bas de contention aux deux jambes. Respectez scrupuleusement ces consignes.
Les complications cicatricielles
Une cicatrice qui évolue mal, tarde à se fermer ou présente un écoulement doit m’être rapidement signalée. Je pourrai être amené à vous revoir plus tôt que prévu. Ne faites pas réaliser de prélèvement de la cicatrice et ne commencez pas de traitement antibiotique sans m’avoir contacté.
Hémorragie grave, blessure artérielle
Un saignement modéré dans le pansement, notamment après une prothèse de genou, est relativement fréquent et ne constitue pas à lui seul une complication. Plus rarement, un hématome important peut nécessiter une réintervention pour être évacué. Ne faites jamais ponctionner votre genou prothétique sans avis chirurgical. Beaucoup plus exceptionnelle serait la blessure d’une grosse artère pendant l’intervention, pouvant provoquer une hémorragie importante. Cette complication est extrêmement rare, mais elle existe et fait partie des risques que je garde constamment à l’esprit pendant l’opération.
Un genou raide…
La raideur est davantage une évolution défavorable qu’une véritable complication. Après une prothèse de genou, elle peut s’installer rapidement si le genou n’est pas suffisamment mobilisé. C’est précisément la raison pour laquelle j’insiste autant sur votre autorééducation. Les exercices décrits dans ce livre doivent être commencés immédiatement et réalisés régulièrement selon le protocole que je vous ai expliqué. Si votre genou ne progresse plus ou commence à perdre de la mobilité, contactez-moi rapidement.
Blessure d’un nerf
Une lésion nerveuse est exceptionnelle mais possible, certains nerfs passant à proximité immédiate de la zone opératoire. Elle peut entraîner une diminution de la sensibilité ou de la force musculaire, dont la récupération peut parfois être incomplète. Après une prothèse de genou, une faiblesse transitoire des muscles qui relèvent le pied peut également être observée dans les premières heures. Elle doit être signalée et surveillée par l’équipe médicale.
Fracture ou déplacement précoce de la prothèse
Une fracture osseuse peut exceptionnellement survenir pendant l’intervention ou dans ses suites, notamment lorsque l’os est fragile ou ostéoporotique. Cette fracture peut parfois compromettre la fixation de la prothèse et nécessiter une intervention complémentaire.
Défaillance de l’implant
La défaillance mécanique d’un implant moderne est devenue exceptionnelle. J’utilise des implants et des matériaux dont la résistance et la longévité sont largement éprouvées.
L’inégalité de longueur des jambes
Une différence de longueur des membres inférieurs peut survenir après une prothèse totale de hanche malgré toutes les précautions prises pour l’éviter. La planification préopératoire me permet notamment d’anticiper précisément la position et la taille des implants. Une petite différence de quelques millimètres est généralement imperceptible. Il existe également fréquemment, après l’opération, une simple sensation de jambe plus longue qui ne correspond pas nécessairement à une véritable différence de longueur. Si une inégalité réelle et gênante persistait, elle serait mesurée précisément et sa prise en charge adaptée.
Le risque vital
Enfin, comme pour toute intervention chirurgicale, un risque vital existe. Il est exceptionnel mais ne peut jamais être considéré comme nul. Il peut notamment être lié à une complication cardiovasculaire, respiratoire ou thromboembolique grave. C’est précisément pour réduire au maximum ce risque que votre état de santé est évalué avant l’intervention.

La prothèse à long terme
Reprise du travail
La durée de l’arrêt de travail dépend essentiellement de votre profession, de votre récupération et du type d’opération. Elle peut être courte chez un patient exerçant une activité sédentaire et récupérant rapidement, mais atteindre plusieurs mois pour un travail physique nécessitant une station debout prolongée ou le port de charges lourdes. Dans ma pratique, la reprise du travail se fait le plus souvent entre un et quatre mois après l’opération. Chaque cas reste cependant particulier et la date de reprise sera adaptée à votre situation.
Les sports
La reprise du sport après une prothèse de hanche ou de genou est une question très fréquente. Les recommandations varient selon le sport pratiqué, son niveau d’impact, votre expérience avant l’opération et votre récupération. On peut néanmoins distinguer quatre grandes catégories :
marche, marche nordique, randonnée, vélo de route, VTT cross-country, musculation, vélo d’appartement, elliptique, stepper, chasse, tir à l’arc, pétanque, natation, plongée sous-marine, Pilates, yoga, gymnastique senior, golf, ski de fond.
→ Ces sports sont généralement possibles sans réserve particulière après récupération.
ski de descente, VTT, équitation, kayak, badminton, tennis en double.
→ Leur reprise dépend de chaque patient et notamment de son niveau sportif avant l’opération.
course à pied, tennis en simple, CrossFit.
→ Ces activités sont généralement déconseillées ou doivent faire l’objet d’une discussion au cas par cas.
sports de combat, rugby, football, volley-ball, basket-ball.
→ Ces sports sont généralement déconseillés après une prothèse.
L’activité sexuelle
Ces conseils concernent aussi bien les femmes que les hommes. Pendant la cicatrisation, attendez que la plaie soit correctement cicatrisée avant de reprendre une activité sexuelle.
Pour la prothèse du genou, une fois la cicatrisation obtenue, vous pouvez reprendre progressivement une activité sexuelle sans restriction particulière de posture liée à la prothèse.
Pour la prothèse de hanche, pendant les premières semaines, certaines positions peuvent exposer la hanche à des amplitudes importantes et augmenter le risque de luxation. Évitez notamment les positions associant une flexion importante de la hanche à des mouvements extrêmes. Avec la cicatrisation et la récupération de votre hanche, vous pourrez progressivement retrouver une activité sexuelle normale.

Contact
Après votre sortie de la clinique, si vous avez une question, commencez par relire le chapitre 2 Les aléas d’une évolution normale , page . Il répond à la quasi-totalité des questions que vous pourriez vous poser.
Si vous avez malgré tout une question ou une inquiétude, contactez-moi directement par e-mail :

Je répondrai dès que possible. Je pourrai aussi vous rappeler : restez joignable, y compris aux appels masqués.
Pour les suites de votre intervention, adressez-vous directement à moi plutôt que de multiplier les avis et les conseils contradictoires.
Pour toute question administrative, contactez mon secrétariat aux heures de bureau.
En cas d’urgence médicale grave (étouffement, douleur thoracique, perte de connaissance, chute grave…), appelez immédiatement le SAMU :
15 : LE SAMU